Données officielles, mises à jour chaque jour

Micros espions, écoutes, secret des affaires : ce que décide la justice

Qui pose des micros espions, qui installe des logiciels espions, qui intercepte des messages ou emporte des secrets d’affaires, et que décident les juges ? Cet observatoire classe les décisions de la Cour de cassation et des cours d’appel publiées en données ouvertes, et se met à jour automatiquement.

897décisions de justice classées
750arrêts de la Cour de cassation
38sur les micros et logiciels espions
255sur les écoutes et enregistrements à l’insu
284sur le secret des affaires

Sources vérifiées le 29 octobre 2026, décision la plus récente du 9 septembre 2026

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Combien d’affaires, et depuis quand ?

Choisissez un thème : le graphique montre le nombre de décisions rendues chaque année depuis 2000, avec les chambres qui les ont jugées et l’issue des pourvois devant la Cour de cassation.

Écoutes et enregistrements à l’insu

Nombre de décisions par année de jugement. L’année en cours, en teinte claire, n’est pas complète.

Décisions classées par thème : total, douze derniers mois, Cour de cassation, cours d’appel et tribunaux
ThèmeTotal12 derniers moisCour de cassationCours d’appel et tribunaux
Écoutes et enregistrements à l’insu255822926
Micros espions et logiciels espions380353
Interception de correspondances168114325
Secret des affaires284620480
Intrusions informatiques10959811
Espionnage au profit d’une puissance étrangère140140
Enregistrements produits comme preuve9198110
Les dernières décisions

Ce que les juges viennent de trancher

Les décisions les plus récentes, avec le résumé rédigé par les magistrats lorsqu’il existe, et le lien vers le texte intégral publié sur Légifrance. Les noms des personnes sont occultés par la Cour de cassation.

  1. · Chambre commerciale, Cour de cassation · Rejet
    Secret des affaires

    ENTREPRISE EN DIFFICULTE (loi du 26 juillet 2005)

    Lire la décision sur Légifrance
  2. · Chambre commerciale, Cour de cassation · Rejet
    Secret des affaires
    Lire la décision sur Légifrance
  3. · Chambre commerciale, Cour de cassation · Rejet
    Secret des affaires
    Lire la décision sur Légifrance
  4. · Chambre criminelle, Cour de cassation · Cassation
    Écoutes et enregistrements à l’insu
    Lire la décision sur Légifrance
  5. · Chambre criminelle, Cour de cassation · Cassation partielle
    Écoutes et enregistrements à l’insu

    ATTEINTE A LA VIE PRIVEE - Eléments constitutifs - Elément légal - Enregistrement ou transmission de l'image d'une personne se trouvant dans un lieu privé sans son consentement - Caractérisation de l'infraction (oui) - Fixation de l'image avec son…

    Lire la décision sur Légifrance
  6. · Chambre sociale, Cour de cassation · Cassation partielle
    Écoutes et enregistrements à l’insuEnregistrements produits comme preuve
    Lire la décision sur Légifrance
  7. · Chambre criminelle, Cour de cassation · Non-lieu a statuer
    Intrusions informatiques
    Lire la décision sur Légifrance
  8. · Chambre criminelle, Cour de cassation · Rejet
    Intrusions informatiques
    Lire la décision sur Légifrance
  9. · Chambre criminelle, Cour de cassation · Rejet
    Interception de correspondances
    Lire la décision sur Légifrance
  10. · Chambre commerciale, Cour de cassation · Rejet
    Secret des affaires

    CONCURRENCE - Autorité de la concurrence - Procédure - Principes de la contradiction, de l'égalité des armes et de loyauté - Violation (non) - Cas - Décision de sanction fondée sur des pièces annexées à la notification des griefs ou au rapport - Portée…

    Lire la décision sur Légifrance
  11. · Chambre sociale, Cour de cassation · Rejet
    Enregistrements produits comme preuve
    Lire la décision sur Légifrance
  12. · Chambre criminelle, Cour de cassation · Cassation partielle
    Intrusions informatiques
    Lire la décision sur Légifrance

Ce que dit la loi

Ce que risquent ceux qui écoutent, interceptent ou dérobent

Les principaux textes appliqués dans ces décisions, avec les peines prévues aujourd’hui par le code pénal et le code du travail.

Article 226-1 du code pénal

Écouter ou enregistrer à l’insu

Capter, enregistrer ou transmettre des paroles prononcées à titre privé, l’image d’une personne dans un lieu privé, ou sa localisation, sans son consentement.

1 an d’emprisonnement et 45 000 € d’amende, 2 ans et 60 000 € lorsque l’auteur est le conjoint, le concubin ou le partenaire de PACS.

Article 226-2 du code pénal

Garder ou diffuser l’enregistrement

Conserver, porter à la connaissance de tiers ou utiliser un enregistrement ou un document obtenu de cette manière.

Les mêmes peines que l’article 226-1.

Article 226-3 du code pénal

Micros et logiciels espions

Fabriquer, importer, détenir, vendre ou proposer des appareils ou des logiciels permettant ces atteintes, sans l’autorisation ministérielle requise, ou en faire une publicité qui incite à les utiliser frauduleusement.

5 ans d’emprisonnement et 300 000 € d’amende.

Article 226-15 du code pénal

Intercepter des correspondances

Ouvrir, détourner ou supprimer des correspondances adressées à un tiers, ou intercepter des messages transmis par voie électronique.

1 an d’emprisonnement et 45 000 € d’amende.

Articles 323-1 et 323-3 du code pénal

Entrer dans un système informatique

Accéder ou se maintenir frauduleusement dans un système informatique, en extraire, en copier ou en transmettre les données.

3 ans et 100 000 € pour l’accès frauduleux, 5 ans et 150 000 € pour l’extraction de données.

Code de commerce et code du travail

Secret des affaires

L’atteinte au secret des affaires engage la responsabilité civile de son auteur (article L. 152-1 du code de commerce). La révélation d’un secret de fabrication par un salarié est un délit.

2 ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende (article L. 1227-1 du code du travail).

La question de la preuve

Pourquoi tant d’affaires se jouent sur la preuve

Dans une affaire d’écoute ou de vol d’informations, la victime doit démontrer ce qui s’est passé : où se trouvait le dispositif, depuis quand, qui pouvait l’avoir installé, ce qui a été capté. Un micro arraché à la hâte, un téléphone réinitialisé, un poste réinstallé font disparaître précisément ces éléments.

La preuve doit aussi avoir été obtenue régulièrement. Depuis deux arrêts de l’Assemblée plénière de la Cour de cassation du 22 décembre 2023, une preuve déloyale n’est plus écartée d’office en matière civile, mais le juge vérifie qu’elle est indispensable et que l’atteinte aux droits de l’autre partie reste proportionnée. L’observatoire recense 91 décisions où cette question se pose à propos d’un enregistrement, d’une vidéo, de messages ou d’une géolocalisation.

C’est pourquoi la recherche d’un dispositif d’écoute doit être conduite par un tiers, selon une méthode documentée : position du dispositif, photographies, mode d’alimentation, conservation en l’état, rapport détaillé. C’est ce rapport qui permet ensuite à un avocat d’agir.

Un rapport qui tient devant un juge

Une opération de contre-mesures de surveillance technique conduite par International ICS se conclut par un rapport détaillé, qui documente l’état des lieux à une date donnée, qu’un dispositif soit trouvé ou non.

Associez votre avocat dès le début : il vous dira ce qui doit être conservé, et sous quelle forme.

Demander un devis confidentiel

Méthode

D’où viennent ces chiffres, et comment les lire

Des sources officielles

Les décisions proviennent des bases de jurisprudence publiées en données ouvertes par la Direction de l’information légale et administrative : CASS et INCA pour la Cour de cassation, CAPP pour une sélection de décisions des cours d’appel et de quelques tribunaux. Licence ouverte. Cet observatoire est référencé comme réutilisation sur data.gouv.fr.

Un classement par les textes

Une décision est rattachée à un thème lorsqu’elle cite l’un des articles de loi correspondants ou une expression sans ambiguïté, comme « enregistrement clandestin » ou « logiciel espion ». Les écoutes et sonorisations ordonnées par un juge au cours d’une enquête ne sont pas comptées comme des atteintes. Une même décision peut relever de plusieurs thèmes.

Une mise à jour automatique

La page interroge chaque jour les publications de la DILA et intègre les nouvelles décisions. Ces bases ne contiennent qu’une sélection des décisions des cours d’appel et des tribunaux : les chiffres décrivent surtout ce qui arrive devant la Cour de cassation, pas l’ensemble des affaires jugées en France.

Questions fréquentes

Micros espions, écoutes et justice : les questions fréquentes

Est-il légal de poser un micro espion ?

Non, dès lors qu’il sert à capter des paroles prononcées à titre privé ou confidentiel sans le consentement des personnes. L’article 226-1 du code pénal punit cette atteinte à la vie privée d’un an d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende, et de deux ans et 60 000 € lorsque l’auteur est le conjoint, le concubin ou le partenaire de PACS de la victime.

Peut-on acheter ou détenir un micro espion ?

L’article 226-3 du code pénal punit de cinq ans d’emprisonnement et de 300 000 € d’amende la fabrication, l’importation, la détention, la vente ou l’offre d’appareils et de logiciels permettant ces atteintes, lorsqu’elles sont faites sans l’autorisation ministérielle requise, ainsi que la publicité qui incite à un usage frauduleux.

Un enregistrement fait à l’insu peut-il servir de preuve ?

En matière civile, depuis les arrêts de l’Assemblée plénière de la Cour de cassation du 22 décembre 2023, une preuve obtenue de façon déloyale n’est plus écartée d’office : le juge vérifie qu’elle est indispensable à l’exercice du droit à la preuve et que l’atteinte aux droits de l’autre partie est strictement proportionnée. Ce n’est pas une autorisation d’enregistrer, et l’auteur reste exposé aux poursuites pénales.

Géolocaliser quelqu’un à son insu est-il puni ?

Oui. L’article 226-1 du code pénal vise aussi le fait de capter, d’enregistrer ou de transmettre la localisation d’une personne, en temps réel ou en différé, sans son consentement. Un traceur GPS posé sur le véhicule d’un tiers entre dans ce cadre.

D’où viennent les décisions présentées ?

Des bases de jurisprudence publiées en données ouvertes par la DILA : arrêts de la Cour de cassation publiés et non publiés, et une sélection de décisions des cours d’appel et des tribunaux. Chaque décision renvoie à son texte intégral sur Légifrance. Les noms des personnes sont occultés.

À quelle fréquence la page est-elle mise à jour ?

Chaque jour, la page vérifie si la DILA a publié de nouvelles décisions, en général chaque semaine, et les intègre automatiquement. La date de la dernière vérification et celle de la décision la plus récente figurent en haut de la page.

Vous pensez être écouté ? Faites-le vérifier

Depuis 1991, International ICS recherche les micros espions, les traceurs et les logiciels espions dans les bureaux, les résidences, les véhicules et les téléphones des entreprises et de leurs dirigeants. Chaque intervention est conduite dans une confidentialité absolue et se conclut par un rapport détaillé.

Dans un monde où l’espionnage industriel peut menacer la pérennité des entreprises, il est crucial de protéger ses actifs informationnels.

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International ICS
114 rue Saint-Dominique, 75007 Paris, France

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