Revue de presse

SMS blaster : une menace invisible

Une nouvelle forme de cybercriminalité inquiète les autorités : l’utilisation de dispositifs appelés SMS blasters, capables d’envoyer des milliers de messages frauduleux à des téléphones mobiles situés à proximité, sans que les opérateurs ne puissent les bloquer.

Ces appareils, qui simulent une antenne 2G, trompent les téléphones pour qu’ils s’y connectent, permettant aux escrocs d’envoyer des SMS sans connaître les numéros des victimes. Les messages, souvent très convaincants, incitent les destinataires à cliquer sur un lien et à fournir des informations personnelles, bancaires ou l'injection de système malveillant.

Un cas récent au Royaume-Uni En mars 2025, un étudiant chinois, Ruichen Xiong, a été condamné à plus d’un an de prison après avoir utilisé un blaster dissimulé dans le coffre de sa voiture pour diffuser des messages frauduleux dans tout Londres. L’un des SMS, reçu par un policier au moment de l’arrestation, prétendait provenir de l’administration fiscale britannique et demandait des informations pour un remboursement.

Une technologie en pleine expansion Les forces de l’ordre britanniques ont découvert cette technologie pour la première fois en 2024, lors d’arrestations à Manchester et Londres. Des cas similaires ont été signalés en Nouvelle-Zélande, en Thaïlande et dans d’autres pays. Dans les zones urbaines denses, ces blasters permettent aux criminels de cibler des centaines de personnes en quelques minutes.

https://www.youtube.com/watch?time_continue=9&v=LELn9cpMvs4&source_ve_path=MzY4NDIsMjM4NTE

Comment se protéger

  • Les utilisateurs Android peuvent désactiver la 2G dans les paramètres de leur téléphone.
  • Les utilisateurs iPhone peuvent filtrer les messages provenant de numéros inconnus.
  • En France, tout message suspect peut être transféré au 33700 pour signalement.

Besoin d’aide ou d’un avis d’expert Face à cette menace croissante, International ICS, société spécialisée en contre-mesures de surveillance technique et en lutte contre la fraude numérique, propose son expertise pour accompagner les particuliers et les entreprises. En cas de doute sur un message ou une activité suspecte, leurs experts peuvent analyser la situation et recommander les mesures à prendre pour éviter toute compromission.

« Les escrocs redoublent d’ingéniosité. Il est essentiel de rester vigilant et de s’entourer de professionnels capables de détecter les signaux faibles », souligne un porte-parole d’International ICS.


Chat Control : vers un espionnage numérique à grande échelle ?

Bruxelles, capitale de l’Union européenne, serait-elle en train de devenir le théâtre d’un virage sécuritaire aux accents orwelliens ? C’est la question que soulèvent de plus en plus d’internautes et d’experts, alors que le projet de règlement européen CSAM (Child Sexual Abuse Material), surnommé "Chat Control", revient sur le devant de la scène législative.

Officiellement, ce texte vise à renforcer la lutte contre les contenus pédopornographiques en ligne. Mais derrière cette intention louable, se cache une mécanique qui inquiète : la possibilité pour les plateformes de messagerie de scanner tous les contenus échangés, y compris ceux chiffrés, avant même qu’ils ne soient envoyés.

L’idée est simple : mettre en place un système de détection automatisée capable d’identifier les images illicites avant leur diffusion. Un "filet de pêche numérique", selon Guillaume Desgens, magistrat et professeur associé au Cnam, qui permettrait aux plateformes de bloquer les contenus suspects en amont.

Mais ce filtrage préventif implique une surveillance généralisée des communications privées. Et c’est là que le bât blesse.

Vie privée en péril ?

Des entreprises comme Signal et Proton, spécialistes des messageries chiffrées, ont tiré la sonnette d’alarme. En 2024, Signal dénonçait une "vulnérabilité" technique qui pourrait être exploitée par des hackers ou des États hostiles. Proton, de son côté, appelait les gouvernements européens à rejeter le "scan de masse des communications".

Les juristes de l’UE eux-mêmes s’interrogent sur la légalité du projet. Bien que le texte ne soit pas "complètement illégal", comme certains le prétendent, il soulève des questions fondamentales sur le respect du droit à la vie privée.

Des garde-fous… mais jusqu’à quand ?

Guillaume Desgens rappelle que le cadre juridique européen est aujourd’hui très protecteur. En France, par exemple, toute surveillance doit être ciblée, limitée dans le temps, et validée par un juge. Le RGPD, la loi Informatique et Libertés, et le règlement sur les services numériques (DSA) constituent des remparts solides.

Mais les inquiétudes persistent. Car si la technologie permet de tout surveiller, qu’est-ce qui empêche demain une dérive vers une surveillance de masse ? "Techniquement, il est possible de tout faire", avertit Desgens. "C’est pourquoi le débat démocratique est essentiel."

Un projet en suspens, mais toujours vivant

Depuis sa première version en mai 2022, le texte n’a jamais réussi à réunir la majorité nécessaire. Il a été modifié, affaibli, ajourné. En juin 2024, la Belgique proposait une version avec consentement préalable. En février 2025, la Pologne tentait d’exclure le scan des messages chiffrés. Et en juillet, le Danemark, nouvellement à la tête de la présidence européenne, a remis le projet à l’ordre du jour.

Les États membres ont jusqu’au 12 septembre pour finaliser leurs évaluations. Un débat est prévu en octobre, et un vote final pourrait intervenir fin 2025 ou début 2026.

Surveillance ou protection : un dilemme européen ?

Le projet CSAM cristallise une tension fondamentale : comment protéger les enfants sans sacrifier les libertés fondamentales ? Si l’intention est noble, les moyens proposés pourraient ouvrir la porte à un espionnage numérique à grande échelle, sous couvert de sécurité.

Dans une Europe qui se veut garante des droits humains, la question mérite plus qu’un simple vote : elle exige un débat public, transparent, et éclairé.


Commission européenne : des appareils électroniques jetables pour se protéger

Les employés de la Commission européenne doivent désormais prendre des mesures strictes pour protéger leurs appareils électroniques et leurs données sensibles lors de leurs déplacements aux États-Unis. Cette décision reflète une crainte croissante d'espionnage, alimentée par des tensions politiques persistantes entre l'Union européenne et les États-Unis.

Pour minimiser les risques, certains membres du personnel utilisent des téléphones jetables et des ordinateurs portables basiques. Ces dispositifs temporaires réduisent les chances d'extraction de données sensibles. De plus, la Commission recommande d'éteindre les appareils électroniques à la frontière américaine et de les placer dans des pochettes de sécurité lorsqu'ils ne sont pas surveillés.

Ces précautions, auparavant réservées à des destinations comme la Chine ou l'Ukraine, s'étendent désormais aux États-Unis. Cette évolution souligne une méfiance croissante envers Washington, perçu comme un adversaire potentiel utilisant des méthodes extra-légales pour défendre ses intérêts.

Le contexte politique tendu exacerbe ces préoccupations. Depuis le début de son mandat, Donald Trump a multiplié les attaques contre l'Europe, notamment en menaçant d'imposer des droits de douane élevés. Ces actions ont renforcé la perception d'une rivalité stratégique entre les deux puissances.

En avril 2025, un commissaire européen à l'économie et deux autres employés de la Commission se rendront à Washington pour des négociations commerciales. Leur voyage met en lumière l'importance de protéger les informations sensibles dans un climat de méfiance mutuelle.


"TrackingFiles" : Des données personnelles en vente libre

L'utilisation généralisée des smartphones et des applications mobiles a transformé notre quotidien, mais elle comporte aussi des risques majeurs pour notre vie privée.

En quelques jours, des journalistes de "L'Œil du 20 heures" ont réussi à obtenir de nombreuses informations personnelles, mettant en lumière les failles de certaines applications qui jouent avec le consentement des utilisateurs.

Les applications : des aspirateurs à données

Souvent pratiques et parfois addictives, les applications utilisées par des millions de Français se révèlent être des aspirateurs à données personnelles, notamment en matière de géolocalisation. Ces informations circulent ensuite entre différentes mains.

Chaque portable possède un identifiant publicitaire unique, appelé "advertising ID". Lorsqu'une application est ouverte, une notification est envoyée à une salle d'enchères virtuelle où se trouvent des régies publicitaires. En quelques millisecondes, le plus offrant affiche une publicité dans l'application, laissant ainsi des traces de l'utilisateur.

Des données loin d'être anonymes

Ces données concernent près de 12 millions de téléphones et plus d'un milliard de points GPS. En théorie, elles sont anonymes, car uniquement liées à l'identifiant publicitaire. Pourtant, il est facile de recouper les points GPS pour retrouver des informations précises sur les utilisateurs.

Un exemple édifiant

Dans une enquête menée en collaboration avec franceinfo, près de 400 téléphones ont été localisés dans le bâtiment de France Télévisions à Paris. Les positions GPS couvrent toute la capitale et au-delà. L'équipe de "L'Œil du 20 heures" a même pu identifier l'identité d'une utilisatrice en recoupant ses déplacements, en s'intéressant à ses allers-retours fréquents entre Paris et la banlieue ouest. L'un de ses lieux de passage réguliers, la gare du Nord, et son domicile en banlieue ont permis de dévoiler son identité.

Conclusion

Cette situation met en évidence la nécessité de repenser la gestion des données personnelles par les applications. Les utilisateurs doivent être mieux informés des risques et les autorités doivent renforcer les régulations pour protéger la vie privée des citoyens. Pour ceux qui souhaitent protéger leurs informations personnelles, il est recommandé de contacter International ICS pour obtenir de l'aide sur la configuration de leurs smartphones de manière sécurisée et respectueuse de leur vie privée.


Espionnage à Bruxelles : l'Europe en État d'Alerte ?

Les alertes d'espionnage se multiplient à Bruxelles, la capitale belge, où résident également les principales institutions européennes. Selon les services de la Sûreté de l'État belge, plusieurs dizaines d'agents du renseignement ont été expulsés du pays depuis 2022. Ces agents opéraient principalement sous couverture diplomatique, une pratique courante dans le domaine de l'espionnage.

Diversification des Agents d'Espionnage

D'après France Info, la Belgique observe une diversification des profils d'agents. Des "freelance" sont recrutés via les réseaux sociaux et rémunérés à la tâche. Ils commencent par des missions simples, comme coller des stickers anti-guerre à Bruxelles pour une petite rémunération. Les missions peuvent ensuite devenir plus complexes, allant de la photographie d'installations militaires à l'établissement de réseaux de contacts utiles pour les services de renseignement étrangers.

Vigilance Accrue de la Belgique

Consciente des risques, la Belgique renforce sa vigilance, tant sur terre que sur mer. Le pays craint que les sabotages observés en mer Baltique ne s'étendent à la mer du Nord, qui borde ses côtes.

La Perméabilité des Institutions Européennes

L'activité des espions à Bruxelles est également influencée par la présence des institutions européennes. Un cas récent impliquait un assistant parlementaire qui informait un gouvernement étranger sur des négociations en cours au Parlement européen. Un débat houleux a récemment eu lieu au sein du Parlement européen concernant un État-membre soupçonné d'espionner des fonctionnaires européens anti-fraude.

Risques pour les Entreprises Européennes

Les risques d'espionnage industriel en Europe sont multiples. Les entreprises, en particulier celles des secteurs stratégiques comme la technologie, l'énergie ou la défense, sont des cibles privilégiées. Les informations volées peuvent inclure des secrets commerciaux, des brevets et des données sensibles sur les infrastructures critiques. Ces actes d'espionnage peuvent nuire à la compétitivité, compromettre la sécurité nationale et affecter l'économie européenne.

Faire Face aux Menaces d'Espionnage

Face à ces menaces croissantes, il est essentiel pour les institutions et les entreprises de se protéger efficacement. Faire appel à une entreprise spécialisée comme International ICS, leader en Contre-Mesures de Surveillance Technique, peut s'avérer crucial. Grâce à leur expertise, ces professionnels peuvent détecter et neutraliser les dispositifs de surveillance, auditer des locaux et/ou des véhicules, protégeant ainsi les informations sensibles et garantissant la sécurité des opérations. Ne laissez pas l'espionnage compromettre vos activités ; faites confiance à des experts pour assurer votre protection.


Attaque Salt Typhoon : Failles des SMS révélées

Salt Typhoon a révélé une vérité troublante : les SMS ne peuvent plus être considérés comme confidentiels. Une grande partie du trafic SMS mondial est interceptée, ce qui rend vulnérables toutes les applications qui reposent sur des codes reçus par SMS.

Les applications de messagerie qui utilisent un numéro de téléphone comme identifiant sont particulièrement affectées. Les pirates peuvent intercepter vos messages, en envoyer en votre nom et même accéder à votre historique de conversations.

Cette attaque montre l’importance d’utiliser des applications comme Olvid, Threema ou d'autres, qui ne reposent pas sur des identifiants faibles comme les numéros de téléphone pour assurer la sécurité.

Le 25 octobre, l'Agence américaine de cybersécurité et de sécurité des infrastructures (CISA) a publié une déclaration conjointe avec le FBI. Ils ont indiqué que plusieurs réseaux de télécommunication civils avaient été compromis. La menace, appelée Salt Typhoon, est probablement affiliée au Ministère de la Sécurité de l'État chinois.

Les données compromises incluent les SMS, accessibles en clair sur les réseaux des opérateurs. Deux officiels du FBI, dans une interview à NBC News, recommandent l’utilisation de messageries instantanées chiffrées plutôt que les SMS, dont la confidentialité est maintenant compromise.

Le SMS : Un Moyen de Communication Vulnérable

Les SMS utilisent une technologie des années 90 qui ne garantit pas la confidentialité. Les attaques de sim swappingpermettaient déjà à des pirates d’usurper votre numéro pour recevoir vos SMS. Maintenant, ces messages peuvent être interceptés en clair par des pirates sur les réseaux de certains fournisseurs d’accès majeurs.

Le contenu d’un SMS ne doit plus jamais être considéré comme confidentiel. Il faut partir du principe que « tout le monde » y a accès. Même si ce n’est pas le cas en pratique, cette approche évite de graves déconvenues.

L’Impact Potentiel de l’Attaque Salt Typhoon

L’attaque Salt Typhoon a des implications plus vastes qu’il n’y paraît : vos SMS peuvent être interceptés. Les pirates peuvent prendre le contrôle de tous vos comptes utilisant ce type d’authentification. Il est crucial d’opter pour des solutions de messagerie sécurisées et de se méfier des méthodes d’authentification utilisant les SMS.

Comment se Protéger ?

Est-il suffisant de suivre les recommandations du FBI et d'utiliser des messageries chiffrées de bout en bout ? Pas forcément.

Nous l’avons souligné lors du piratage des comptes Telegram de plusieurs députés : choisir une messagerie dont l’identifiant est un numéro de téléphone est une erreur de sécurité. Pourquoi ? Il faut prouver que vous détenez ce numéro, souvent via un code reçu par SMS. Quiconque accède à ce SMS peut se faire passer pour vous. Ce code doit rester confidentiel pour garantir la sécurité, mais comme nous l’avons vu, rien de ce qui est envoyé par SMS ne peut être considéré comme tel.

En résumé : le contenu d’un SMS n’est pas confidentiel. Une messagerie reposant sur la confidentialité d’un code SMS n’est pas sécurisée.


Espionnage et attaques sur l’industrie de défense révélés par le ministre

Devant la commission sénatoriale, Sébastien Lecornu a exposé des cas d’ingérences étrangères. Il a signalé une recrudescence significative d’agressions physiques ciblant en particulier les prestataires travaillant pour les entreprises de défense.

https://youtu.be/MPtR4YQtZfg

Le 25 juin, face aux membres de la commission enquêtant sur les ingérences étrangères, Sébastien Lecornu, ministre des Armées, a été particulièrement éloquent. Dans le cadre de sa dernière intervention, il a mis en lumière un aspect différent de la guerre hybride orchestrée par des acteurs internationaux.

Au cours des années 2022 et 2023, environ une cinquantaine de sociétés ont été victimes, outre les attaques cybernétiques, de violations telles que des intrusions, des effractions et des tentatives de contact. Ces statistiques, qui n’avaient pas été précédemment communiquées au grand public, ont connu une augmentation de 25% en comparaison avec l’année 2021.

Sébastien Lecornu considère que cela relève beaucoup de la “guerre froide”. Bien que cela n’ait jamais complètement cessé, cela a repris de manière significative au cours des deux dernières années. Il souligne également que le rythme de ces offensives ne montre aucun signe de ralentissement.

"Il a été observé une intensification des activités d’espionnage récemment."

Bien que les grandes entreprises de la Base Industrielle et Technologique de Défense (BITD) aient été la cible de tentatives d’attaques, la grande majorité de ces dernières ont ciblé leurs sous-traitants. Ces derniers, qui incluent des très petites entreprises (TPE), des petites et moyennes entreprises (PME) ainsi que des entreprises de taille intermédiaire (ETI), ont été confrontés à 80 % de ces attaques.

Afin de contrer et de démasquer les instigateurs d’attaques, le ministère de la Défense s’en remet à la Direction du renseignement et de la sécurité de la Défense (DRSD), une entité méconnue. Cette direction, experte en contre-espionnage et faisant partie de l’élite des services, est constituée de 1.700 personnels, tant civils que militaires. De 2019 à 2025, son budget a connu une hausse de 97%. Elle a pour objectif de repérer, former et sauvegarder les entités, qu’elles soient civiles ou militaires, visées par des menaces.

Le financement alloué à la DRSD “continuera de croître jusqu’à 2030”, conformément à la Loi de programmation militaire. Cependant, selon Sébastien Lecornu, la sécurisation des sociétés incombe à ces dernières. "Lorsqu’une autorisation de ‘secret défense’ est octroyée, il est impératif que les sociétés adoptent les mesures appropriées à cette certification.

Il est clair que si votre organisation est une entreprise de défense ou une entité qui pourrait être ciblée par des adversaires, International ICS est capable de mener des opérations de “Contre-Mesures de Surveillance Technique” (le terme TSCM en anglais). Cette démarche inclut la détection de tout équipement malintentionné et l’identification de vulnérabilités, qu’elles soient structurelles ou organisationnelles, afin d’assurer la sécurité des informations et de protéger l’intégralité des actifs informationnels dans toutes leurs formes.


Vol d'informations : Paris 2024 en danger ?

Dans un incident troublant qui soulève des questions sur la sécurité des Jeux Olympiques de Paris 2024, un ordinateur et des clés USB contenant des données sensibles ont été dérobés. Voici ce que nous savons jusqu’à présent sur cette affaire préoccupante.

Le vol a eu lieu le lundi 26 février 2024, dans un train à la Gare du Nord à Paris. La victime, un ingénieur travaillant pour la mairie de Paris, a signalé la disparition de sa sacoche contenant l’ordinateur et les clés USB alors qu’il se préparait à changer de train en raison d’un retard.

Les appareils volés contenaient des informations relatives à la circulation dans Paris pendant les JO, ainsi que des détails sur le dispositif de sécurité prévu par la police municipale de Paris, qui envisage de déployer environ 2000 agents pour l’événement. Bien que le parquet de Paris ait affirmé que les clés USB ne contenaient pas de données sur les dispositifs de sécurité, la nature exacte des informations reste incertaine.

Il semble que l’ordinateur et la clé USB n’aient pas été chiffrés, d'après les inquiétudes.

Chiffrer son disque dur et sa clé USB est essentiel pour garantir la confidentialité des données personnelles et professionnelles, en les protégeant contre les accès non autorisés et le vol d’identité. Cela contribue également à l’intégrité des données en les sécurisant contre les modifications malveillantes. Fermer sa session est tout aussi important, car cela empêche toute personne non autorisée d’accéder à votre ordinateur en votre absence, assurant ainsi la sécurité des applications et des fichiers ouverts et réduisant le risque d’infections par des logiciels malveillants. Ces mesures de sécurité sont donc cruciales pour préserver la confidentialité et la sécurité de vos activités numériques.

Il est certain que cet événement met en lumière la nécessité de renforcer la sécurité des informations sensibles. Les responsables doivent désormais évaluer si des mesures supplémentaires sont nécessaires pour protéger les données liées à la sécurité des grands événements publics.

Alors que les préparatifs des Jeux Olympiques de 2024 continuent, cet incident rappelle que la sécurité de l’information est cruciale. Il est impératif que toutes les parties prenantes, y compris les employés municipaux, les organisateurs des JO et les forces de l’ordre, travaillent de concert pour garantir la sécurité de l’événement et la protection des données sensibles.

Le vol d'informations dans les transports publics représente un risque majeur pour la sécurité individuelle et collective.

Dans le contexte des Jeux Olympiques de Paris 2024, le vol d'un ordinateur et de clés USB contenant des plans de sécurisation est particulièrement préoccupant car il pourrait compromettre la sécurité de l'événement et la sûreté des participants et spectateurs.

Les transports publics, souvent bondés et fréquentés par une population diversifiée, offrent un terrain propice aux voleurs d'informations. Les voyageurs sont parfois distraits, fatigués ou surchargés, ce qui facilite le travail des pickpockets. De plus, la proximité physique dans les transports en commun peut permettre aux voleurs d'accéder facilement aux sacs, poches et appareils électroniques des usagers.

Pour atténuer ces risques, il est essentiel de sensibiliser le public à la protection de leurs données personnelles, d'encourager les bonnes pratiques de cybersécurité, et de renforcer la surveillance et les mesures de sécurité dans les réseaux de transport. Les autorités doivent également être vigilantes et réactives pour prévenir et répondre rapidement à de tels incidents.


Assistant vocal : des sous-traitants écoutent

Dans un monde de plus en plus numérique, la question de la confidentialité et de la sécurité des données est devenue primordiale. Cet article explore l’expérience de Thomas Le Bonniec, un ancien employé d’un sous-traitant, qui a révélé des détails troublants sur l’opération "Crowd Collect" de la société. Il partage son expérience de traitement d’au moins 1 300 enregistrements par jour, recueillis à l’insu des utilisateurs de Siri. Depuis lors, Le Bonniec est devenu un lanceur d’alerte et un militant.

Oui, l’évolution des assistants vocaux nécessite l’intervention humaine pour corriger les erreurs via des enregistrements. Il est important que les utilisateurs comprennent que, malgré les réglementations en vigueur, l’homme reste indispensable au progrès technologique.

Thomas Le Bonniec, un ancien employé d’un sous-traitant de la marque a la pomme, un "data analyste" a révélé des détails troublants sur l’opération "Crowd Collect". Il a partagé son expérience de traitement d’au moins 1 300 enregistrements par jour, recueillis à l’insu des utilisateurs de Siri. Depuis lors, Le Bonniec est devenu un lanceur d’alerte et un militant.

Le Bonniec a critiqué la surveillance généralisée par les entreprises technologiques, avec le soutien des gouvernements. Il a annoncé la formation d’un collectif lors d’une réunion au Sénat.

Interrogé sur le projet de loi du ministère de la Justice, Le Bonniec a exprimé son inquiétude. “La possibilité d’activer à distance les smartphones était un secret de Polichinelle. On savait que les services de renseignements pouvaient le faire, on en avait eu la preuve par Pegasus, mais c’était illégal, et cela coûtait très cher. Si cette loi passe, elle permettra à l’État de s’emparer des moyens techniques des multinationales pour mettre en place, légalement, de la surveillance généralisée”, a-t-il déclaré.

Le Bonniec a également critiqué la justification de cette surveillance par les défenseurs de la loi, qui affirment que si nous partageons nos vies privées avec Google, nous devrions être prêts à faire de même avec l’État. Il a souligné que cela conduirait à l’utilisation de nos propres appareils pour mettre en place une surveillance de masse légale, un concept qu’il a attribué à la sociologue américaine Shoshana Zuboff comme étant du “capitalisme de surveillance”.

Le Bonniec a partagé son expérience personnelle de travail pour un sous-traitant de la marque à la pomme, où il a découvert qu’il travaillait sur de véritables enregistrements d’utilisateurs de Siri qui ignoraient qu’ils étaient écoutés. Il a décrit le processus de recrutement comme étant similaire aux tests qu’il avait passés à l’école, et a révélé qu’il avait été attiré par une offre de travail en Irlande avec un salaire de 2 600 euros brut par mois. Une fois sur place, après avoir signé une clause de confidentialité, il a découvert qu’il travaillait pour la marque à la pomme.

Il a été chargé de vérifier la transcription des conversations des utilisateurs et de la corriger si nécessaire.

D’autres collègues examinaient ensuite les autres données disponibles sur l’appareil, telles que les contacts, la localisation, la musique, les films, et étiquetaient des mots-clés, des lieux, des noms, et toutes les données sensibles définies par le règlement général de protection des données.

Le Bonniec a décrit son travail comme étant une forme de travail à la chaîne numérique, et s’est qualifié de “tâcheron du clic”. Il a déclaré avoir quitté son poste après huit semaines, mais pas sans preuves de ses allégations, ayant fait des captures d’écran de son travail.

Quinze jours après le départ de Le Bonniec, les premières révélations sur l’opération ‘Crowd Collect’ ont fait surface. D’autres employés avaient également parlé. Le Bonniec a alors pris contact avec plusieurs médias, dont Mediapart, El Pais et le Guardian.

Entre octobre et décembre 2019, Antonio Casilli, qui préparait un documentaire pour France Télévisions sur les travailleurs du clic, a pris contact avec Le Bonniec. Une question s’est posée : Le Bonniec devait-il rester anonyme ? Il a décidé en janvier 2020 de révéler son identité. En mai, il a envoyé une lettre ouverte à la Cnil et à toutes les agences de protection des données. Malheureusement, la pandémie de Covid-19 a interrompu cette dynamique.

La révélation de Le Bonniec soulève des questions importantes sur la confidentialité des données et la surveillance généralisée. Alors que les entreprises technologiques continuent de collecter et d’utiliser des données à grande échelle, il est essentiel que les utilisateurs soient conscients des pratiques en cours. De plus, il est crucial que les gouvernements et les organismes de réglementation prennent des mesures pour protéger les droits des individus et garantir que les entreprises sont tenues responsables de leurs actions. L’histoire de Le Bonniec est un rappel puissant de l’importance de la vigilance et de l’action dans la protection de nos données personnelles.

Alors si nous pouvons vous conseiller une petite chose, nous vous recommandons vivement de ne pas activer Siri ou un autre assistant vocal et de ne pas stocker de données sensibles sur votre cloud.


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