Espionnage industriel

Espionnage : votre véhicule connectée vous surveille ?

Avec l’essor des technologies intégrées dans les véhicules modernes, les préoccupations concernant la sécurité et la confidentialité des données personnelles n’ont jamais été aussi élevées. L’administration américaine a récemment lancé une enquête pour évaluer les risques potentiels associés à ces technologies, en particulier celles provenant de Chine. Cette initiative vise à anticiper les menaces potentielles et à mettre en place des mesures de sécurité appropriées avant que ces technologies ne deviennent omniprésentes sur les routes américaines.

Les “véhicules connectés” modernes sont équipés d’une multitude de technologies avancées, telles que l’internet, des caméras (comme dans la nouvelle Mercedes-Benz classe e), des microphones intégrés, des capteurs et des ordinateurs de bord. Ces dispositifs, bien que conçus pour améliorer l’expérience de conduite et la sécurité, soulèvent des inquiétudes quant à leur potentiel à collecter des informations sensibles sur les citoyens et les infrastructures américaines. Les autorités américaines cherchent donc à évaluer ces risques et à mettre en place des mesures de sécurité adéquates.

Une étude récente de la Fondation Mozilla a analysé les technologies de 25 constructeurs automobiles mondiaux, révélant des lacunes significatives en matière de protection de la vie privée des consommateurs. Selon cette étude, la majorité des voitures neuves d’aujourd’hui représentent un véritable cauchemar en matière de confidentialité, collectant une quantité considérable d’informations personnelles. Ces véhicules, dotés de capteurs, caméras, microphones et autres systèmes d’infodivertissement connectés aux smartphones, recueillent des données bien au-delà de ce qui est nécessaire pour leur fonctionnement.

Les informations collectées peuvent inclure des détails sur la santé des conducteurs, leur patrimoine génétique, leurs préférences musicales et leurs habitudes de déplacement. La Fondation Mozilla avertit que “s’asseoir dans la voiture de quelqu’un revient presque systématiquement à remettre son téléphone au constructeur automobile”. Cette situation met en lumière la nécessité de renforcer les mesures de protection de la vie privée et de la sécurité des données dans les véhicules modernes.

Dans un contexte plus concret et ponctuel, si vous échangez des informations confidentielles dans votre véhicule, les experts d’International ICS peuvent vous assister lors d'une opération de TSCM pour détecter toute faille de sécurité ou équipement d’enregistrement dissimulé.

En conclusion, l’enquête lancée par l’administration américaine souligne l’importance de la sécurité et de la confidentialité des données dans les véhicules connectés. Alors que ces technologies continuent de se développer et de se répandre, il est crucial de mettre en place des mesures de sécurité robustes pour protéger les informations personnelles des utilisateurs. Les résultats de cette enquête pourraient bien définir les futures normes de sécurité pour les véhicules connectés, garantissant ainsi une conduite plus sûre et plus respectueuse de la vie privée.


Espionnage : le microphone laser

Il existe un système d'espionnage sophistiqué et en constante évolution : le micro laser. Utilisé par les services gouvernementaux ainsi que par des agences d'investigation privées dans le monde, ce dispositif permet une écoute à distance et invisible. Comme un sniper ciblant sa proie, le technicien dirige un laser vers l'espace de discussion pour capter les conversations.

La technique d’utilisation d’un faisceau lumineux pour enregistrer le son à distance a probablement été initiée par Léon Theremin en Union soviétique en 1947, voire avant, lorsqu’il a développé et utilisé le système d’écoute Buran. Ce système utilisait un faisceau infrarouge de faible puissance (et non un laser) pour détecter à distance les vibrations sonores des fenêtres en verre. Lavrentiy Beria, chef du KGB, avait employé ce dispositif Buran pour espionner les ambassades américaine, britannique et française à Moscou.

Le 25 août 2009, le brevet américain a été délivré pour un dispositif qui utilise un faisceau laser et de la fumée ou de la vapeur pour détecter les vibrations sonores dans l’air libre “Microphone de détection de flux particulaire basé sur une paire laser-photocellule avec un flux de fumée ou de vapeur en mouvement dans le chemin du faisceau laser”. Les ondes de pression sonore provoquent des perturbations dans la fumée, ce qui entraîne des variations dans la quantité de lumière laser atteignant le détecteur photo. Un prototype de ce dispositif a été présenté lors de la 127e convention de la Audio Engineering Society à New York du 9 au 12 octobre 2009. Mais il semblerait que des services étatiques utilisaient déjà cette technologie avant cette date.

Les premiers dispositifs de micro laser nécessitaient deux faisceaux : un faisceau incident et un faisceau réfléchi, avec un émetteur et un récepteur séparé et décalé. Aujourd’hui, les modèles modernes sont suffisamment avancés pour n’utiliser qu’un seul faisceau laser. Les distances d’utilisation varient selon les modèles, mais peuvent désormais atteindre plusieurs centaines de mètres.

Le microphone laser est un outil de surveillance puissant qui permet d’écouter à distance sans aucun dispositif d’écoute physique dans une pièce.

Le fonctionnement d’un microphone laser repose sur plusieurs principes de la physique et de l’optique. Le processus commence par la direction d’un faisceau laser vers un objet spécifique dans la pièce où une conversation a lieu. Cet objet peut être n’importe quoi qui peut vibrer en réponse aux ondes sonores, comme une image accrochée à un mur, un vase, un rideau... Pour une réflexion précise du faisceau laser, l’objet doit avoir une surface plutôt lisse. Le faisceau laser est dirigé dans la pièce à travers une fenêtre, se réfléchit sur l’objet et revient à un récepteur. Lorsqu’une conversation a lieu dans la pièce, l’objet vibre en réponse aux ondes sonores. Ces vibrations modifient légèrement la distance que le faisceau laser doit parcourir pour atteindre l’objet et revenir. Les infimes différences dans la distance parcourue par la lumière lorsqu’elle se réfléchit sur l’objet vibrant sont détectées par un processus appelé interférométrie. L’interféromètre convertit ces variations de distance en variations d’intensité lumineuse. Enfin, ces variations d’intensité lumineuse sont converties en signaux électriques par un dispositif électronique. Ces signaux électriques peuvent ensuite être amplifiés et convertis en son.

Si vous avez des doutes ou si vous avez besoin de conseils, les experts de chez International ICS peuvent répondre à vos questions lors d'une opération de TSCM.

Nos experts recommandent les mesures suivantes pour réduire le risque d’une attaque par espionnage au laser : concevoir sur mesure les structures extérieures autour du bâtiment, veiller à ce que les bureaux ne soient pas surplombés ou dans la ligne de mire d’autres bâtiments, notamment des appartements en hauteur, qui offrent aux acteurs malveillants une plateforme pour mener une attaque au laser. Adopter une politique de bureau propre pour minimiser le nombre d’objets dans une pièce susceptibles de capter les vibrations des ondes sonores par un laser. Cependant, la méthode la plus efficace consiste à mener des discussions sensibles dans des pièces dépourvues de fenêtres...


Quelles sont les motivations principales des assaillants ?

Les motivations des attaquants sont diverses. Les attaques peuvent être classées selon leurs objectifs : obtenir des gains financiers, mener des activités d’espionnage ou provoquer de la déstabilisation. L'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information surveille attentivement toutes ces catégories de menaces, car elles peuvent impacter ses bénéficiaires dans les secteurs public et privé, ainsi que les intérêts fondamentaux de la Nation.

Une fois qu’un attaquant a réussi à infiltrer un système d’information, il peut choisir de s’y établir. Ce processus est connu sous le nom de pré-positionnement. Cette étape précède une attaque prolongée dont les objectifs ne sont pas toujours clairement définis. Ce pré-positionnement permet à l’attaquant de mener ultérieurement des actions de sabotage ou d’espionnage.

Les attaques motivées par le profit cherchent à obtenir un gain financier, que ce soit de manière directe ou indirecte. Elles sont généralement menées par des groupes de cybercriminels organisés. La cybercriminalité touche un large éventail d’entités, souvent ciblées de manière opportuniste par les attaquants.

L'espionnage

Les attaques visant à obtenir des renseignements pour des raisons étatiques ou économiques sont souvent menées en infiltrant les systèmes d’information d’une organisation ou d’un individu afin de s’emparer des données stockées et de les exploiter. Le but de ces opérations est de maintenir un accès discret et prolongé au système infiltré pour capter toute information stratégique d’intérêt. Il peut parfois falloir des années à une organisation pour réaliser qu’elle a été victime d’espionnage.

Certains secteurs industriels (armement, spatial, aéronautique, industrie pharmaceutique, énergie, etc.) ainsi que certaines activités de l’État (économie, finances, affaires étrangères, défense, etc.) sont particulièrement vulnérables à ce type de menace.

La déstabilisation

Certaines opérations d’influence exploitent la compromission de contenus légitimes, tels que des boîtes mails ou des sites internet, pour les utiliser dans des campagnes de diffusion de fausses informations. Ces contenus peuvent être intentionnellement modifiés et rendus publics. L’objectif principal est de changer les perceptions d’une population ou de déstabiliser un acteur spécifique ou un processus démocratique.

Enfin, certaines attaques prennent la forme d’actes de sabotage informatique, visant à rendre tout ou partie du système d’information d’une organisation (y compris les systèmes industriels) inopérant. Certains attaquants cherchent à se positionner sur des systèmes d’informations stratégiques sur le long terme. La finalité de ces intrusions reste souvent floue, oscillant entre espionnage et préparation d’actes de sabotage.

Les attaques utilisent souvent plusieurs techniques et sont menées par divers acteurs, allant des individus isolés aux organisations étatiques offensives.

En conclusion

Les attaques représentent une menace complexe et multiforme, avec des motivations allant des gains financiers à l’espionnage et à la déstabilisation. La capacité des attaquants à se pré-positionner et à mener des actions prolongées et discrètes souligne l’importance d’une vigilance constante et d’une défense robuste pour protéger les systèmes d’information stratégiques.


Espionnage et attaques sur l’industrie de défense révélés par le ministre

Devant la commission sénatoriale, Sébastien Lecornu a exposé des cas d’ingérences étrangères. Il a signalé une recrudescence significative d’agressions physiques ciblant en particulier les prestataires travaillant pour les entreprises de défense.

https://youtu.be/MPtR4YQtZfg

Le 25 juin, face aux membres de la commission enquêtant sur les ingérences étrangères, Sébastien Lecornu, ministre des Armées, a été particulièrement éloquent. Dans le cadre de sa dernière intervention, il a mis en lumière un aspect différent de la guerre hybride orchestrée par des acteurs internationaux.

Au cours des années 2022 et 2023, environ une cinquantaine de sociétés ont été victimes, outre les attaques cybernétiques, de violations telles que des intrusions, des effractions et des tentatives de contact. Ces statistiques, qui n’avaient pas été précédemment communiquées au grand public, ont connu une augmentation de 25% en comparaison avec l’année 2021.

Sébastien Lecornu considère que cela relève beaucoup de la “guerre froide”. Bien que cela n’ait jamais complètement cessé, cela a repris de manière significative au cours des deux dernières années. Il souligne également que le rythme de ces offensives ne montre aucun signe de ralentissement.

"Il a été observé une intensification des activités d’espionnage récemment."

Bien que les grandes entreprises de la Base Industrielle et Technologique de Défense (BITD) aient été la cible de tentatives d’attaques, la grande majorité de ces dernières ont ciblé leurs sous-traitants. Ces derniers, qui incluent des très petites entreprises (TPE), des petites et moyennes entreprises (PME) ainsi que des entreprises de taille intermédiaire (ETI), ont été confrontés à 80 % de ces attaques.

Afin de contrer et de démasquer les instigateurs d’attaques, le ministère de la Défense s’en remet à la Direction du renseignement et de la sécurité de la Défense (DRSD), une entité méconnue. Cette direction, experte en contre-espionnage et faisant partie de l’élite des services, est constituée de 1.700 personnels, tant civils que militaires. De 2019 à 2025, son budget a connu une hausse de 97%. Elle a pour objectif de repérer, former et sauvegarder les entités, qu’elles soient civiles ou militaires, visées par des menaces.

Le financement alloué à la DRSD “continuera de croître jusqu’à 2030”, conformément à la Loi de programmation militaire. Cependant, selon Sébastien Lecornu, la sécurisation des sociétés incombe à ces dernières. "Lorsqu’une autorisation de ‘secret défense’ est octroyée, il est impératif que les sociétés adoptent les mesures appropriées à cette certification.

Il est clair que si votre organisation est une entreprise de défense ou une entité qui pourrait être ciblée par des adversaires, International ICS est capable de mener des opérations de “Contre-Mesures de Surveillance Technique” (le terme TSCM en anglais). Cette démarche inclut la détection de tout équipement malintentionné et l’identification de vulnérabilités, qu’elles soient structurelles ou organisationnelles, afin d’assurer la sécurité des informations et de protéger l’intégralité des actifs informationnels dans toutes leurs formes.


Espionnage industriel : les méthodes courantes

L’espionnage industriel est une pratique ancienne qui a évolué avec le temps, s’adaptant aux nouvelles technologies et aux changements dans le paysage économique mondial. Aujourd’hui, il représente une menace sérieuse pour les entreprises de toutes tailles, car il peut compromettre leur compétitivité et leur survie. Cet article explore les méthodes courantes d’espionnage industriel et les moyens de s’en protéger.

Surveillance Électronique

La surveillance électronique est l’une des méthodes les plus répandues d’espionnage industriel. Elle implique l’utilisation de diverses technologies pour intercepter les communications d’une entreprise. Cela peut inclure l’écoute des appels téléphoniques, le piratage des e-mails, et l’interception des données transmises sur les réseaux sans fil. Les attaquants peuvent utiliser des logiciels malveillants pour infiltrer les systèmes informatiques et voler des données sensibles.

Vol d’Informations

Le vol d’informations peut prendre de nombreuses formes, allant du simple vol physique de documents à des attaques informatiques complexes. Les voleurs d’informations peuvent être des employés internes, des concurrents, ou même des gouvernements étrangers. Ils peuvent utiliser des techniques de social engineering pour tromper les employés et les amener à divulguer des informations confidentielles.

Infiltration de l’Entreprise

L’infiltration de l’entreprise par des agents d’espionnage est une autre méthode courante. Ces agents peuvent se faire embaucher par l’entreprise cible ou travailler avec des employés complices pour accéder à des informations précieuses. Ils peuvent également se faire passer pour des fournisseurs, des clients, ou des partenaires commerciaux pour gagner la confiance de l’entreprise et obtenir des informations de l’intérieur.

Manipulation des Employés

La manipulation des employés est souvent utilisée pour obtenir des informations sans avoir besoin de recourir à des méthodes technologiques avancées. Les espions peuvent exploiter les relations personnelles, les faiblesses, ou les insatisfactions des employés pour les inciter à partager des informations. Ils peuvent également offrir des incitations financières ou d’autres avantages en échange de secrets commerciaux.

Chantage et Corruption

Le chantage et la corruption sont des tactiques d’espionnage industriel particulièrement insidieuses. Les espions peuvent utiliser des informations compromettantes pour faire pression sur des individus ou recourir à la corruption pour accéder à des secrets d’entreprise. Ces méthodes sont difficiles à détecter et peuvent être très efficaces si les cibles sont vulnérables.

Cybercriminalité

La cybercriminalité est une menace croissante pour les entreprises. Les cybercriminels utilisent des techniques sophistiquées pour pénétrer les réseaux d’entreprises et voler des informations. Ils peuvent exploiter les vulnérabilités des logiciels, mener des attaques par déni de service, ou utiliser des ransomwares pour extorquer de l’argent en échange de la restitution de données volées.

Protection contre l’Espionnage Industriel

Pour se protéger contre l’espionnage industriel, les entreprises doivent adopter une approche multidimensionnelle. Cela inclut la mise en place de mesures de sécurité informatique robustes, la formation des employés aux risques d’espionnage, et la création de politiques claires sur la confidentialité et la protection des informations. Les entreprises doivent également être vigilantes et réactives face aux menaces, en surveillant constamment leurs systèmes et en répondant rapidement à toute activité suspecte.

En conclusion, l’espionnage industriel est une réalité complexe et en constante évolution. Les entreprises doivent être conscientes des différentes méthodes utilisées par les espions et prendre des mesures proactives pour protéger leurs informations les plus précieuses. La sécurité des informations est un enjeu majeur qui nécessite une attention constante et une action déterminée.

Une intervention TSCM a pour objectif de réaliser un audit et de détecter les équipements d’écoute électronique.


Espionnage industriel : perdre un avantage technologique de 10 ans

L’espionnage industriel est une menace silencieuse mais dévastatrice qui plane sur les entreprises innovantes. Un ancien colonel de l’armée ayant servi 15 ans à la Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE), met en garde contre la rapidité avec laquelle un avantage technologique peut être compromis. Selon lui, “en deux minutes, on peut perdre un avantage technologique pour 10 ans”. Cette déclaration alarmante souligne la vulnérabilité des entreprises face à l’espionnage et la nécessité de protéger leurs actifs intellectuels.

La Réalité de l’Espionnage Industriel

L’espionnage industriel n’est pas un scénario de film d’action; c’est une réalité quotidienne pour de nombreuses entreprises. Les concurrents ou les États étrangers cherchent constamment à acquérir des informations confidentielles pour obtenir un avantage compétitif. Les technologies de pointe, les plans de recherche et développement, les stratégies commerciales et même les données clients sont des cibles privilégiées.

L’espionnage industriel est une réalité incontournable dans le monde des affaires contemporain. Souvent perçu comme le côté obscur de l’intelligence économique, l’espionnage industriel se manifeste lorsque des entreprises ou des États s’engagent dans des pratiques illégales pour acquérir des informations confidentielles sur leurs concurrents.

Historiquement, l’espionnage industriel a été considéré comme un fléau, affectant l’équité et l’intégrité des marchés. Avec l’avènement de la technologie et la mondialisation, les méthodes d’espionnage sont devenues plus sophistiquées et difficiles à détecter. Les entreprises doivent désormais faire face à des menaces numériques, où des acteurs malveillants utilisent des moyens démultipliés pour s’attaquer à leurs innovations.

Les Conséquences Potentielles

Les conséquences d’un vol d’informations peuvent être catastrophiques. Une entreprise peut voir son innovation, fruit de plusieurs années de recherche, reproduite en quelques mois par un concurrent. Les pertes financières sont évidentes, mais l’impact peut également être plus profond, affectant la réputation de l’entreprise, sa part de marché et sa capacité à innover à l’avenir.

Les conséquences de l’espionnage industriel peuvent être dévastatrices, allant du simple vol de données à la perte totale d’un marché. La propriété intellectuelle, qui est souvent le cœur de l’innovation et de la compétitivité des entreprises, est particulièrement vulnérable. Le vol de ces informations peut entraîner des perturbations importantes dans la chaîne de production et compromettre la position stratégique d’une entreprise.

Pour se protéger, les entreprises investissent massivement dans la cybersécurité et prennent des mesures préventives telles que le dépôt de brevets et le tri minutieux des partenaires et des employés. Les salons professionnels, par exemple, sont connus pour être des nids d’espions où les informations peuvent être subtilisées discrètement.

L’affaire célèbre qui a opposé Divya Narendra et les jumeaux Winklevoss à Mark Zuckerberg est un exemple frappant de la légèreté avec laquelle certaines entreprises traitent leurs idées novatrices. Sans prendre de précautions élémentaires comme un accord de confidentialité, ils ont vu leur concept de réseau social développé par un autre, ce qui a mené à la création de Facebook, un géant qui a réalisé 100 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2022.

Les Mesures de Protection

Pour contrer l’espionnage industriel, les entreprises doivent adopter une approche proactive. Cela inclut la mise en place de mesures de sécurité informatique robustes, la formation des employés aux risques liés à l’espionnage et la création de protocoles stricts pour la gestion des informations sensibles. il est crucial de former les employés aux meilleures pratiques de sécurité, de mettre en place des politiques de confidentialité strictes et de collaborer avec des experts en sécurité pour évaluer et améliorer continuellement les protocoles de défense de l’entreprise. La prévention est la clé pour protéger les actifs intellectuels et les informations sensibles d’une entreprise contre l’espionnage industriel.

L’objectif d’une opération TSCM est de procéder à un contrôle approfondi et de repérer tout matériel d’espionnage électronique. De plus, la collaboration avec les autorités nationales peut s’avérer cruciale pour prévenir et répondre aux incidents d’espionnage.

L’avertissement de ce Colonel est un rappel que dans le monde de l’espionnage industriel, la vigilance est primordiale. Les entreprises doivent constamment évaluer et améliorer leurs défenses pour protéger leur avantage concurrentiel. Comme le dit le proverbe, “mieux vaut prévenir que guérir” dans le contexte de l’espionnage industriel, cette maxime n’a jamais été aussi pertinente.


Espionnage industriel : le salarié compromis

Pour vous alerter sur les dangers du vol de données dans le contexte de l’espionnage industriel, laissez-nous vous partager un récit, parmi les nombreux que nous traitons chaque jour chez International ICS. Naturellement, les noms sont fictifs et cette histoire est partagée dans le seul but de sensibiliser.

Chapitre 1 : la salle de réunion espionnée

Emile était un homme aux multiples facettes. Employé discret de Durand Tech, une entreprise française spécialisée dans les technologies de pointe, il était apprécié de ses collègues pour son professionnalisme et sa ponctualité. Mais derrière cette façade se cachait un espion redoutable, travaillant pour ElectroCorp, le géant technologique concurrent.

La mission de Emile était d’une importance capitale : il devait installer un micro dissimulé dans une multiprise dans la salle de réunion où se tenaient les discussions les plus confidentielles de l’entreprise. Cette multiprise, conçue par les ingénieurs d’ElectroCorp, était un chef-d’œuvre d’espionnage. Elle était capable de capter chaque murmure, chaque échange d’informations, sans éveiller le moindre soupçon.

Chaque soir, après que les lumières de l’entreprise s’éteignaient et que le silence enveloppait les bureaux, Emile activait le dispositif pour que les discussions du lendemain soient enregistrées. Les secrets les plus précieux de Durand Tech étaient alors transmis à ElectroCorp, qui les utilisait pour développer des produits innovants à une vitesse stupéfiante.

En échange de ses services, Emile recevait des enveloppes remplies d’argent, envoyées discrètement par des intermédiaires. L’argent provenait d’une société écran basée dans un pays dont les relations avec la France étaient pour le moins tendues. Emile savait que ce qu’il faisait était risqué, mais l’appât du gain l’avait aveuglé.

Le coup de grâce survint lorsque ElectroCorp annonça le lancement d’un produit révolutionnaire, étrangement similaire à celui sur lequel Durand Tech avait travaillé en secret pendant des années. La nouvelle se répandit comme une traînée de poudre, et l’entreprise française ne put que constater les dégâts. Sans preuve concrète de la fuite d’informations, Durand Tech fut incapable de se défendre. Les investisseurs se retirèrent, les actions chutèrent, et la société fut contrainte de fermer ses portes.

Emile, rongé par la culpabilité mais incapable de revenir en arrière, choisit de disparaître. Il quitta la France avec son butin, laissant derrière lui une entreprise en ruines et des centaines de vies bouleversées. Durand Tech n’était plus, et avec elle, des années d’innovation et d’efforts s’étaient évaporées, laissant un vide là où autrefois régnait l’espoir et l’ambition.

Cette histoire est un rappel sombre de la réalité de l’espionnage industriel, où les victoires sont éphémères et les conséquences, bien souvent, irréversibles.

Chapitre 2 : la solution trouvée

Dans un monde parallèle où Durand Tech avait été plus prudente, une opération récurrente d’analyse et de recherche de dispositifs d’écoute avait été mise en place. Chaque année, une équipe spécialisée dans la sécurité de l'information, comme International ICS effectuait des inspections minutieuses de tous les équipements électroniques et électriques de l’entreprise.

Lors d’une de ces inspections, le micro dissimulé dans la multiprise fut découvert par la société International ICS, c'était une carte sim qui était intégrée dans celle-ci. L’alerte fut immédiatement donnée, et une enquête interne fut lancée. Les images de vidéosurveillance furent examinées, et le comportement suspect de Emile fut rapidement identifié. Confronté aux preuves, il avoua tout, espérant une clémence pour sa coopération.

Durand Tech prit des mesures drastiques pour renforcer sa sécurité et éviter toute nouvelle fuite d’informations. ElectroCorp, privée de ses précieuses informations, ne put pas développer son produit à temps et perdit son avantage concurrentiel. Durand Tech, quant à elle, lança son produit innovant, qui rencontra un succès mondial, assurant ainsi la pérennité et la prospérité de l’entreprise.

Emile fut jugé et condamné pour espionnage industriel. Son histoire servit d’exemple dans le monde des affaires, rappelant l’importance de la vigilance et de la sécurité dans un environnement économique de plus en plus compétitif. Durand Tech, grâce à ses mesures préventives, devint un leader dans le domaine de la technologie, respecté pour son intégrité et son innovation.

Chapitre 3 : la conclusion

Il est évident que la transition entre le premier et le deuxième chapitre pourrait annoncer un dénouement funeste pour la santé financière de la société. Néanmoins, une gestion proactive des menaces d’espionnage industriel permettrait d’identifier et de colmater les brèches ainsi que de prévenir les fuites d’informations grâce à une détection anticipée.


Le marché du matériel d'espionnage : un risque pour les entreprises ?

Le matériel d'espionnage, autrefois réservé aux services secrets et aux professionnels de la sécurité, se démocratise de plus en plus auprès du grand public. Caméras cachées, micros espions, traceurs GPS, brouilleurs de signaux... Il existe une multitude de produits disponibles sur internet ou dans des boutiques spécialisées, à des prix souvent abordables.

Si certains utilisent ces gadgets pour des raisons ludiques ou personnelles, d'autres peuvent en faire un usage malveillant, notamment dans le cadre professionnel. En effet, le vol d'informations confidentielles, de données stratégiques ou de secrets industriels peut représenter un enjeu majeur pour la compétitivité et la sécurité des entreprises.

Exemples : Réveil camera espion, Stylo micro espionChargeur iPhone piégé...

Selon une étude de l'Institut national de la propriété industrielle (INPI), 19 % des entreprises françaises ont été victimes d'une tentative d'espionnage industriel entre 2017 et 2019, et 7 % ont subi un préjudice avéré. Les secteurs les plus touchés sont ceux de l'industrie, de la recherche et du développement, et des services aux entreprises.

Les sources de menace peuvent être internes ou externes à l'entreprise. Il peut s'agir de concurrents, de clients, de fournisseurs, de partenaires, de salariés, d'anciens employés, de prestataires, de hackers, de groupes activistes, ou encore de pays étrangers. Les moyens employés pour s'approprier des informations sensibles sont variés : intrusion physique, cyberattaque, écoute clandestine, corruption, chantage, infiltration, etc.

Face à ce risque, les entreprises doivent se protéger en adoptant des mesures de prévention, de détection et de réaction. Il s'agit notamment de sensibiliser les collaborateurs, de sécuriser les locaux, les réseaux et les systèmes d'information, de classifier les informations, de contrôler les accès, de signer des clauses de confidentialité, de surveiller les comportements suspects, de signaler les incidents, et de porter plainte en cas d'atteinte.

L'opération de TSCM chez International ICS offre aux entreprises un audit complet sur la sureté de l'information, permettant de rechercher les dispositifs malveillants et d'anticiper les risques.

Le marché du matériel d'espionnage en France est en pleine expansion, mais il représente aussi un danger pour les entreprises qui peuvent voir leur patrimoine immatériel compromis. Il est donc essentiel de se prémunir contre ce type d'espionnage, qui peut avoir des conséquences économiques, juridiques et réputationnelles importantes.


Espionnage industriel : une arme chinoise

Depuis un certain temps, on observe une augmentation des allégations et des récits d’espionnage industriel en provenance de la Chine.

Le réseau de renseignement du parti communiste chinois est vaste et comprend plusieurs organes et institutions. Il englobe trois agences de renseignement militaire au sein de l’Armée de libération populaire, le Ministère de la Sécurité Publique qui est l’agence de police, et le Ministère de la Sécurité de l’État, selon l’expert Alex Joske, auteur de “Spies and Lies". D’autres entités, comme le Département du travail de front uni, le Département international du Comité central du parti communiste et le Bureau des affaires taïwanaises, mènent également des activités de renseignement. Le Guoanbu, ou Ministère de la Sécurité de l’État (MSE), est l’agence de sécurité de la Chine responsable du renseignement extérieur. Créé en 1983 à la demande de Deng Xiaoping, le Guoanbu joue un rôle clé dans la collecte de renseignements économiques, industriels, technologiques et politiques, et a intensifié ses infiltrations depuis les années 2000. En plus des agents du MSE, des pirates informatiques mènent des cyberattaques.

Selon les informations de Washington, Pékin utiliserait des citoyens chinois vivant à l’étranger pour collecter des renseignements et voler des technologies sensibles. En janvier, Ji Chaoqun, un ingénieur chinois, a été condamné à huit ans de prison pour avoir transmis des informations sur des scientifiques américains susceptibles d’être recrutés comme sources d’information. Arrivé aux États-Unis en 2013 avec un visa étudiant, il a été reconnu coupable. De plus, Wei Sun, un ingénieur chinois naturalisé américain qui travaillait dans le secteur de la défense pour Raytheon, a également été condamné à une peine de prison en 2020. Il a été accusé d’avoir emporté en Chine un ordinateur de l’entreprise contenant des informations sensibles sur un système de missiles américain.

Huawei est un exemple marquant de cette situation. En avril 2018, les États-Unis ont accusé cette entreprise chinoise, qui fournit des technologies et des réseaux de télécommunication à divers opérateurs, d’avoir des liens avec les services de renseignement chinois. Par conséquent, Washington a interdit à Huawei et à ZTE, un autre géant chinois des télécommunications, l’accès à son marché intérieur. En décembre 2022, environ une demi-douzaine d’entreprises chinoises étaient touchées par ces restrictions.

En 2021, le gouvernement chinois a été accusé par les États-Unis, leurs alliés et l’OTAN d’avoir orchestré une attaque informatique de grande envergure contre Microsoft, le géant de l’informatique. L’objectif de cette opération était d’accéder aux courriels et de s’approprier des informations confidentielles appartenant à des particuliers et à des entreprises. Selon Washington et divers articles de presse, le département de l’Énergie, des services publics, des entreprises de télécommunications et des universités auraient également été la cible d’attaques informatiques chinoises. Des experts en sécurité et des responsables du renseignement de pays occidentaux soutiennent que la Chine a acquis une expertise dans le piratage des systèmes informatiques de nations rivales afin de dérober des secrets industriels et commerciaux.

En 2022, l’utilisation de TikTok a été interdite au Sénat et à la Chambre des représentants des États-Unis, suite à un scandale impliquant l’espionnage de deux journalistes par ByteDance, la société mère de TikTok. Une enquête a été lancée par le Sénat français au début du mois de février. Claude Malhuret, sénateur et président du groupe Les Indépendants, déclare que “la loi chinoise impose à toute entreprise de collaborer avec les services de renseignement chinois”. TikTok nie les allégations d’espionnage. Les données des utilisateurs européens seront prochainement stockées en Irlande, mais la société ne précise pas si les autorités chinoises auront accès à ces informations.

Les services de renseignement allemands ont émis une mise en garde contre l’espionnage industriel de la Chine. Bruno Kahl, le président du Service de renseignement extérieur allemand (BND), a alors souligné la nécessité de rester vigilant face à la “migration de connaissances” en provenance d’Allemagne.

Selon M. Kahl, la Chine cherche à s’approprier le savoir scientifique et économique allemand par le biais de cyberattaques, dans le but d’atteindre son objectif de devenir la première puissance mondiale en 2049, année du centenaire de l’arrivée au pouvoir des communistes, comme l’a rapporté l’AFP.

L’espionnage industriel est perçu comme un moyen de stimuler l’économie chinoise et de la rendre plus compétitive et moins dépendante des grandes puissances occidentales, y compris les États-Unis, dans des secteurs tels que l’aérospatiale et l’équipement aéronautique, les nanotechnologies, les produits pharmaceutiques et la bio-ingénierie.


Espionnage industriel : les réponses juridiques

Quels sont les moyens de défense à la disposition des entreprises qui sont la cible d’espionnage industriel ? Voici un aperçu des différents outils préventifs et défensifs qu’elles peuvent utiliser.

Il est essentiel de comprendre qu’en France, l’espionnage industriel en tant que tel n’est pas sanctionné : ce sont les méthodes illégales employées par les entreprises pour obtenir les secrets de leurs concurrents qui sont punies. Par exemple, une personne qui dérobe ou détourne des documents confidentiels peut être sanctionnée pour vol, un délit réprimé par la loi.

La recherche des secrets des concurrents n’est donc pas en soi répréhensible : elle le devient seulement lorsque des méthodes déloyales sont utilisées. Parmi ces méthodes, l’une des plus courantes est l’embauche d’un employé ayant quitté une entreprise concurrente dans le but de recueillir des secrets de fabrication ou des dossiers commerciaux de cette société.

Plusieurs affaires internationales ont révélé l’existence d’espionnage industriel, bien que les tribunaux judiciaires ne retiennent pas toujours cette notion. La protection européenne du secret des affaires offre une solution nouvelle. Cependant, la plupart des cas de captation malveillante sont liés à des faiblesses humaines ou organisationnelles. Peu importe la méthode employée, c’est l’information stratégique de l’entreprise qui est ciblée.

Il convient de noter qu’une directive européenne 2016/943 du 8 juin 2016 sur la protection des secrets d’affaires établit des règles communes pour protéger les entreprises de l’Union européenne contre l’obtention, l’utilisation et la divulgation illicites de leurs informations sensibles. Cette directive a été transposée en droit national par la loi n° 2018-670 du 30 juillet 2018 relative à la protection du secret des affaires et le décret n° 2018-1126 du 11 décembre 2018. Ces deux textes confèrent aux juges des pouvoirs étendus pour prévenir ou mettre fin à une atteinte au secret des affaires.

Selon les articles 411-1 et suivants du code pénal, l’espionnage est sévèrement puni. Il s’agit de la remise de documents, de matériel, d’équipements, etc., à une puissance étrangère, à une organisation étrangère ou sous contrôle étranger.

International ICS accompagne ses clients lors de ses opérations de TSCM (contre-mesures de surveillance technique) afin de mettre en evidence toute vulnérabilité structurelle et organisationnelle.

Le secret des affaires.

L’article L. 151-1 du code de commerce introduit la définition du secret des affaires. L’information protégée doit répondre aux critères suivants :

  • Elle n’est pas généralement connue ou facilement accessible pour les personnes familières de ce type d’informations en raison de leur secteur d’activité, que ce soit en elle-même ou dans la configuration et l’assemblage précis de ses éléments.
  • Elle a une valeur commerciale, réelle ou potentielle, en raison de son caractère secret.
  • Son détenteur légitime a pris des mesures de protection raisonnables, compte tenu des circonstances, pour préserver son caractère secret.

Ainsi, l’information qui peut être protégée en tant que secret des affaires est une information connue par un nombre limité de personnes, qui a une valeur commerciale, réelle ou potentielle, en raison de son caractère secret, et qui est raisonnablement protégée pour préserver ce caractère secret.

Prévenir les risques.

Un contrat de travail ou un accord avec un prestataire externe peut légitimement inclure une clause de confidentialité, dont les effets perdurent après la fin du contrat de travail, ainsi qu’une clause de non-concurrence (voir plus loin). Un employé qui viole ces clauses en commettant de l’espionnage peut être sanctionné et licencié. Cependant, il faut faire attention car la validité de cette clause dépend du respect de plusieurs critères légaux (notamment une compensation financière pour la clause de non-concurrence).

Des politiques distinctes peuvent être mises en place concernant la création et la propriété des actifs de propriété intellectuelle d’une part, et la confidentialité d’autre part. Il est donc dans l’intérêt d’une entreprise de promouvoir une politique générale de sensibilisation des employés à la confidentialité. Cependant, même en l’absence de clause de confidentialité, un employé est de toute façon soumis à une obligation générale de loyauté envers son employeur. Une clause de confidentialité peut également être insérée dans les contrats conclus avec des partenaires externes. Cette clause, assortie d’une sanction financière en cas de non-respect, dissuadera la divulgation d’informations à des tiers.

Les moyens de défense.

La législation pénale ne punit pas directement l’espionnage industriel, mais elle réprime diverses méthodes illégales employées par les entreprises pour accéder aux secrets de leurs rivaux. Par exemple :

  • Le vol ou la détournement de documents confidentiels sont punis en tant que délits de vol (C. pén., art. 311-1) ou d’abus de confiance (C. pén., art. 314-1 et s. et 314-12).
  • La corruption d’employés est également sanctionnée (C. pén., art. 445-2).

Il est important de noter que la recherche des secrets des concurrents n’est pas en soi répréhensible ; elle devient fautive uniquement lorsqu’elle est effectuée par des moyens déloyaux. L’un des moyens les plus courants est l’embauche d’anciens employés de l’entreprise concurrente dans le but de découvrir les secrets de fabrication ou d’accéder aux dossiers commerciaux de cette entreprise. Cette pratique est considérée comme de la concurrence déloyale.

L’acquisition, par des moyens déloyaux, d’informations confidentielles concernant l’activité d’un concurrent, par l’intermédiaire d’un ancien employé, est un acte de concurrence déloyale (Cass. com., 8 févr. 2017, n° 15-14.846, n° 203 F-D).

En cas de tels agissements, une action en responsabilité civile est envisageable, ainsi qu’une action en responsabilité délictuelle.

La confidentialité de certaines professions.

Certaines professions sont soumises à une obligation de confidentialité plus stricte que d’autres. Par exemple, les employés de banque qui, en révélant des informations biaisées sur une entreprise, peuvent porter atteinte à sa réputation et provoquer sa déconsidération.

C’est également le cas pour :

  • les fonctionnaires de l’administration fiscale ;
  • les experts-comptables et les commissaires aux comptes ;
  • les notaires et les clercs de notaires ;
  • les professions médicales et paramédicales ;
  • les magistrats et les avocats, etc.

Pour toutes ces professions, la divulgation d’un secret est strictement interdite. La sanction prévue est sévère, avec une peine d’un an de prison et une amende de 15 000 euros (C. pénal, art. 226-13).

Thomas d. C.
La rédaction International ICS.


Espionnage industriel : 7 conseils pour se protéger

Une entreprise peut acquérir un savoir-faire et des connaissances particulières grâce à son expérience, ce qui peut susciter la convoitise de ses concurrents. C’est ainsi que s’est développé l’espionnage industriel. Sur le plan économique, l’espionnage industriel peut être défini comme l’acquisition et/ou l’interception illicite de secrets d’affaires ou de savoir-faire d’une entreprise rivale. Il peut également consister à déstabiliser un concurrent en divulguant publiquement son avantage commercial et/ou industriel, bien que cela soit moins courant.

Il est donc important de mettre en place des mesures de protection pour que le savoir-faire et les connaissances spécifiques de l’entreprise restent confidentiels, tout en permettant une concurrence loyale entre les entreprises.

1/ Protection physique.

Au sens le plus basique, le contrôle d’accès est une méthode pour réguler qui a le droit d’entrer dans un espace et à quel moment. L’individu qui franchit cet espace peut être un employé, un contractant ou un invité. Il peut arriver à pied, en véhicule ou par tout autre moyen de transport. L’espace qu’il franchit peut être un site, un batiment, une salle ou même simplement une armoire forte. Votre système de gestion des accès contrôle ou limite les entrées et sorties selon des horaires prédéfinis :

Le cylindre électronique, qui remplace le cylindre mécanique traditionnel dans une porte, utilise des émetteurs (comme des émetteurs à puce RFID) au lieu de clés. Certains modèles peuvent également fonctionner avec des codes ou des clés mécaniques.

Pour une sécurité optimale, il est conseillé de combiner votre système de contrôle d’accès électronique avec un service de surveillance humaine, assuré par un agent de sécurité. Les lecteurs de badge, lecteurs d’accès ou badgeuses sont des dispositifs qui identifient de manière unique le porteur du badge (ou de la carte) et contrôlent l’accès aux bâtiments.

L’installation d’un contrôle d’accès biométrique doit être justifiée et ne convient pas à toutes les structures. Pour la plupart des TPE/PME, un système de badge sera généralement suffisant. L’utilisation d’un lecteur biométrique doit être justifiée, par exemple, par le stockage de matériel sensible, de produits dangereux, d’objets de grande valeur, d’armes ou de fonds importants. L’installation d’un système de contrôle d’accès biométrique doit être proportionnelle au risque encouru. Elle ne peut pas être justifiée par un simple besoin de confort.

Un interphone audio et vidéo, ou “portier audio/vidéo”, constitue un premier élément de filtrage, idéalement associé à un agent d’accueil. Celui-ci pourra effectuer une première identification des visiteurs grâce à leur voix et à leur visage, avant de leur ouvrir à distance la porte d’entrée. Une fois ce premier filtrage passé, les visiteurs pourront se présenter à la réception et présenter leur pièce d’identité à l’agent d’accueil pour un contrôle plus approfondi.

Le clavier à code est très similaire au contrôle d’accès par digicode à l’entrée d’un immeuble. Le clavier à code peut être installé en entreprise pour protéger un hall d’entrée, certaines salles ou certains couloirs. Comme le code peut être observé ou divulgué, il s’agit d’une solution de sécurité relativement faible, à utiliser uniquement comme dispositif de sécurité complémentaire interne à l’entreprise.

2/ La protection de la documentation interne.

Mettez en place des procédures exigeantes pour la gestion des documents confidentiels ou stratégiques.

Adopter le “clean desk”, ou bureau propre en français, est une politique d’entreprise qui vise à minimiser la présence d’objets personnels et de documents papier sur les bureaux. En pratique, seuls l’ordinateur, un cahier vierge et un stylo sont généralement autorisés sur le bureau. Tous les autres documents, dossiers et effets personnels doivent être rangés dans des casiers, tiroirs ou armoires dédiés. Il est inacceptable de laisser un document important sur une photocopieuse, où il pourrait être récupéré par un client de passage ou un employé de nettoyage.

Chaque collaborateur a un rôle essentiel à jouer pour prévenir tout accès non autorisé aux informations sensibles. Cela s’applique aussi bien à l’accès aux systèmes d’information et aux applications qu’à l’accès physique aux locaux ou aux documents. La participation de tous les collaborateurs est indispensable pour garantir la sécurité de l’information et la protection de la vie privée.

Un système d’accès (physique ou numérique) a été mis en place pour empêcher tout accès non autorisé à l’organisation. L’accès est sécurisé par un dispositif d’accès spécifique. L’utilisateur peut accéder à des informations confidentielles et sensibles dans le cadre de ses tâches quotidiennes et les déplacer vers un autre endroit où le dispositif d’accès n’est plus opérationnel ou n’est pas applicable. L’utilisateur reste responsable des informations, sous quelque forme que ce soit. Il doit donc veiller à leur protection adéquate. Dès que les informations ne sont plus utilisées par l’utilisateur, celui-ci doit également veiller à leur archivage ou à leur destruction.

3/ L'humain.

Accueillir un nouvel employé dans son équipe peut être un défi. Il est important de s’assurer que le nouvel employé s’intègre bien dans ses fonctions, s’entende avec le reste de l’équipe et mérite la confiance qu’on lui accorde en le formant et en l’accompagnant au début de son mandat. Pour éviter des erreurs potentielles lors de cette démarche, les employeurs ont souvent recours à plusieurs vérifications. Certains appellent d’anciens responsables du candidat pour confirmer ses emplois passés, s’assurent de la validité de ses diplômes, ou bien se rendent sur Internet pour procéder à l’analyse de son e-réputation. Dans certains cas, les services de renseignements peuvent-être sollicitées pour une levée de doute sur un risque élevé de fuite d'information.

Il est important de créer des profils spécifiques pour les stagiaires qui viennent passer du temps dans votre entreprise. Cela permet de limiter les risques de copie de bases de données, de documents sensibles ou de listes d’adresses email par des personnes non autorisées.

Les sous-traitants du système d’information d’un responsable de traitement doivent garantir la sécurité et la confidentialité des données auxquelles ils ont accès. La loi impose qu’une clause de confidentialité soit prévue dans les contrats de sous-traitance. Les interventions d’un prestataire sur des bases de données doivent se dérouler en présence d’un salarié du service informatique et être consignées dans un registre. Les données qui peuvent être considérées comme « sensibles » au regard de la loi, telles que les données de santé ou les données relatives à des moyens de paiement, doivent être chiffrées.

4/ Cloisonner les systèmes d'informations.

L’accès à un poste de travail informatique ou à un fichier par identifiant et mot de passe est la première des protections. Pour garantir la sécurité de vos données, il est important de suivre les bonnes pratiques de gestion des mots de passe.

Il est recommandé de paramétrer les postes de travail afin qu’ils se verrouillent automatiquement après une période d’inactivité de 10 minutes maximum. Les utilisateurs doivent également être encouragés à verrouiller systématiquement leur poste dès qu’ils s’absentent de leur bureau. Ces mesures permettent de limiter les risques d’utilisation frauduleuse d’une application en cas d’absence momentanée de l’agent concerné. En outre, il est fortement recommandé de contrôler l’utilisation des ports USB sur les postes “sensibles” pour empêcher la copie de l’ensemble des données contenues dans un fichier.

Un système d’information doit être protégé contre les attaques extérieures. Pour cela, il est recommandé de mettre en place des dispositifs de sécurité logique tels que des routeurs filtrants, pare-feu, sonde anti-intrusion, etc. Afin de garantir une protection fiable contre les virus et les logiciels espions, il est important de maintenir à jour ces outils, aussi bien sur le serveur que sur les postes des agents. La messagerie électronique doit également faire l’objet d’une attention particulière. Les connexions entre les sites distants d’une entreprise ou d’une collectivité locale doivent être sécurisées, par l’intermédiaire de liaisons privées ou de canaux sécurisés par technique de “tunneling” ou VPN (réseau privé virtuel). Il est également indispensable de sécuriser les réseaux sans fil, compte tenu de la possibilité d’intercepter à distance les informations qui y circulent. Pour cela, il est recommandé d’utiliser des clés de chiffrement et de contrôler les adresses physiques des postes clients autorisés. Enfin, les accès distants au système d’information par les postes nomades doivent faire l’objet d’une authentification préalable de l’utilisateur et du poste. Les accès par internet aux outils d’administration électronique nécessitent également des mesures de sécurité fortes, notamment par l’utilisation de protocoles IPsec, SSL/TLS ou encore HTTPS.

Enfin, les locaux sensibles, tels que les salles hébergeant les serveurs informatiques et les éléments du réseau, doivent être limités aux personnels habilités. Pour cela, il est recommandé de mettre en place des dispositifs de sécurité tels que la vérification des habilitations, le gardiennage, les portes fermées à clé, le digicode, le contrôle d'accès par badge nominatif, etc. La DSI ou le responsable informatique doit veiller à ce que les documentations techniques, plans d'adressages réseau, contrats, etc. soient eux aussi protégés.

5/ Les courriels.

Il est très important de sécuriser les boîtes mails professionnelles car elles peuvent contenir des informations sensibles et confidentielles sur l’entreprise et ses clients. Si une personne non autorisée parvient à accéder à ces informations, cela pourrait avoir des conséquences graves pour l’entreprise, telles que des fuites de données, des atteintes à la vie privée, des perturbations de l’activité ou même une perte financière. La sécurité des boîtes mail est importante pour protéger vos informations.

Il est important de choisir des mots de passe complexes qui ne sont pas faciles à deviner ou à trouver par une personne malveillante. Il est également recommandé d’utiliser un mot de passe différent pour chaque compte afin d’éviter que l’accès à un compte ne donne automatiquement accès à tous les autres.

L’authentification à deux facteurs (2FA) est une mesure de sécurité qui nécessite l’utilisation de deux éléments pour se connecter à un compte. Par exemple, l’utilisateur doit saisir son mot de passe et entrer un code de sécurité envoyé par SMS ou généré par une application de sécurité. Cela rend plus difficile pour une personne non autorisée d’accéder au compte. Il est recommandé d’utiliser une connexion sécurisée lors de l’accès à la boîte mail professionnelle, afin de protéger les données transitant entre l’ordinateur et le serveur de courriel.

Il est important de maintenir les logiciels de sécurité à jour afin de protéger contre les menaces en ligne les plus récentes. Cela peut inclure l’utilisation d’un logiciel antivirus et de pare-feu.

Il est crucial de rester attentif aux e-mails qui semblent suspects, comme ceux qui contiennent des liens ou des fichiers potentiellement dangereux, ou qui paraissent provenir d’une source douteuse. Il est préférable de ne pas ouvrir ces e-mails et de les éliminer sans délai. En respectant ces précautions, vous pouvez sauvegarder votre boîte mail et vos données personnelles contre les menaces sur internet.

6/ Les collaborateurs et partenaires.

Assurez-vous que l'ensemble de vos collaborateurs et partenaires adoptent eux également des niveaux de sécurité élevée, sinon vous mettez en péril vos documents partagés.

7/ Réaliser un audit.

International ICS propose a ses clients professionnels et industries de défense, une opération dite de "TSCM" (contre-mesures de surveillance technique), ayant pour but de rechercher un dispositif d'écoute malveillant placé dans vos locaux et mettre en évidence toute vulnérabilité structurelle ou organisationnelle de la société.

Thomas d. C.
La rédaction International ICS.


Les signes avant-coureurs : êtes-vous victime d’écoutes secrètes

Si écouter tout ce que vous dites, écrivez ou faites peut accroître la richesse ou l’influence de quelqu’un d’autre, alors la réponse est oui. Vous êtes une cible potentielle.

Si l’un des signes d’alerte suivants s’applique et que vous êtes préoccupé par l’écoute électronique ou le piratage, il serait judicieux de contacter immédiatement International ICS et de planifier une “Recherche de Micros” ou une inspection TSCM. Cependant, n’appelez pas depuis un téléphone suspect, un téléphone portable ou un téléphone sans fil et comprenez qu’il est crucial que vous fassiez venir un opérateur à votre emplacement aussi discrètement et rapidement que possible.

D’autres sont au courant de vos secrets d’affaires ou professionnels confidentiels. C’est le signe le plus manifeste d’activités d’espionnage.

Il semble que les gens soient trop informés de vos activités privées et/ou professionnelles. Le vol d’informations confidentielles est une industrie souterraine de plusieurs milliards de dollars aux États-Unis pour ne citer que ce pays. Souvent, la divulgation de vos secrets se fait de manière très discrète, il est donc toujours préférable de faire confiance à votre instinct en la matière. Lorsque vos concurrents sont au courant de choses qui sont manifestement privées, ou que les médias découvrent des choses qu’ils ne devraient pas savoir, il est alors raisonnable de soupçonner une surveillance technique ou une écoute.

Les réunions et les offres qui devraient être secrètes semblent ne plus l’être.

Les réunions et les offres confidentielles sont des cibles de choix pour les espions d’entreprise. Comment réagiriez-vous si les projets de rachat d’entreprises que vous envisagez étaient rendus publics ? Des copies des plans de vos produits seraient-elles bénéfiques à vos concurrents ? Vos concurrents tireraient-ils avantage de connaître le montant que vous proposez pour le même projet ?

Si vous avez été victime d’une effraction, mais que rien ne semble avoir été dérobé.

Cela peut être l’œuvre d’espions professionnels. Ces derniers s’introduisent souvent à plusieurs reprises dans la demeure ou le bureau de leur cible sans laisser de traces évidentes de leur passage. Cependant, les occupants des lieux peuvent souvent “sentir que quelque chose ne va pas”, par exemple si les meubles ont été légèrement déplacés. Un intrus a rarement la capacité de remettre les objets exactement à leur place et perturbe souvent les objets lors de sa fouille secrète. Ces fouilles secrètes ou l’installation de dispositifs d’écoute peuvent impliquer une seule effraction de longue durée, ou bien de multiples effractions sur une période de temps plus longue.

Il arrive que certains objets “apparaissent” mystérieusement dans votre bureau ou à domicile, sans que personne ne puisse expliquer leur présence. Les articles typiques à surveiller et dont il faut se méfier comprennent les horloges, les chargeurs usb, les multiprises, les panneaux de sortie, les têtes d’arrosage, les radios, les cadres photo et les lampes...

Les plaques murales électriques semblent avoir été légèrement bougées ou “tremblées”.

Les dispositifs d’écoute sont souvent cachés à l’intérieur ou derrière les prises électriques, les interrupteurs, les détecteurs de fumée et les luminaires, ce qui nécessite le retrait des plaques murales. Recherchez de petites quantités de débris sur le sol directement sous la prise électrique. Soyez également attentif aux légères variations de couleur ou d’apparence des prises de courant ou des interrupteurs d’éclairage, car ceux-ci sont souvent remplacés lors de l’installation d’un dispositif d’écoute. Notez également si l’une des vis qui maintiennent la plaque murale contre le mur a été déplacée de sa position initiale.

Si vous trouvez de petits débris de dalles de plafond, ou « gravillons », sur le sol ou sur votre bureau, ou si vous remarquez des dalles de plafond fissurées, ébréchées, creusées, affaissées ou mal fixées.

Cela pourrait indiquer qu’une caméra cachée ou un autre dispositif d’écoute a été installé dans votre bureau ou à proximité. Les dalles de plafond endommagées sont souvent le fait d’espions amateurs ou mal formés. Les dalles de plafond des bureaux exécutifs ne devraient jamais présenter de fissures, d’éclats, de rainures ou de taches. Toute dalle de plafond endommagée doit être immédiatement remplacée et la cause du dommage doit être documentée. Dans de tels cas, il serait judicieux de faire appel à un spécialiste TSCM pour inspecter la zone autour de la dalle endommagée afin de déterminer si un dispositif d’écoute a pu être installé.

Si un de vos fournisseurs vous offre un appareil électronique, une radio de bureau, un réveil, une lampe, un petit téléviseur, une clef usb, etc.

Soyez vigilant. De nombreux “cadeaux” de ce genre sont en réalité des chevaux de Troie contenant des dispositifs d’écoute clandestine. Il est recommandé de se méfier de tout type de stylo, marqueur, porte-documents, calculatrice, distributeur de post-it, adaptateur secteur, téléphone portable, téléphone sans fil, horloge, radio, lampe, etc., qui vous est offert en cadeau. Le petit présent que le vendeur vous a laissé pourrait représenter un risque sérieux.

Si vous remarquez que le détecteur de fumée, l’horloge, la lampe ou le panneau de sortie dans votre bureau ou votre maison semble légèrement déformé.

Si celui-ci présente un petit trou à la surface ou a une surface presque réfléchissante, il se peut qu’ils soient utilisés pour dissimuler des dispositifs d’écoute secrets. Ces objets sont souvent choisis pour cacher de tels dispositifs. Généralement, ces appareils ne sont pas installés de manière évidente dans les lieux ciblés. Soyez donc vigilant si vous remarquez que ces objets « apparaissent simplement » ou si leur apparence change légèrement.

Les véhicules de service ou de livraison souvent garés à proximité sans personne visible à bord peuvent être utilisés comme postes d’écoute.

Il convient d’être particulièrement vigilant avec les véhicules équipés d’une échelle ou d’un porte-tuyaux sur le toit, ainsi qu’avec ceux dont les vitres sont teintées ou qui ont une zone non visible, comme une camionnette de service. Le véhicule utilisé pour l’écoute peut varier, allant d’un petit scooter avec un "top case" à une camionnette. Tout véhicule capable de cacher une personne à l’arrière ou ayant des vitres teintées doit attirer votre attention. Notez que le véhicule d’écoute peut être déplacé plusieurs fois, alors restez vigilant. En général, les espions préfèrent se positionner à moins de 150 à 230 mètres de la cible ou de la personne qu’ils écoutent. Les porte-échelles sur le toit d’un véhicule peuvent dissimuler une antenne ou une caméra.

Si vos serrures de porte ne fonctionnent plus correctement, qu’elles deviennent soudainement collantes ou qu’elles cessent complètement de fonctionner.

Cela peut être un signe qu’elles ont été crochetées, manipulées ou contournées. Il est recommandé d’utiliser des serrures bi-axiales avec des barres latérales. De plus, assurez-vous d’utiliser des verrous à double cylindre sur toutes les portes, des barres de fenêtre de qualité sur toutes les fenêtres et une barre de porte robuste sur toutes les portes qui ne sont pas utilisées comme entrées principales. Il est également conseillé d’installer une alarme de qualité équipée de capteurs de vibrations sur la porte ainsi que des interrupteurs d’ouverture de porte.

Les techniciens de services tels que la téléphonie, le câblage, la plomberie ou la climatisation se présentent souvent pour effectuer des travaux alors qu’ils n’ont pas été sollicités.

C’est une tactique fréquemment employée par les espions pour infiltrer un site. Ils feignent une interruption de service public, puis se présentent pour résoudre le problème. Pendant qu’ils sont occupés à “résoudre le problème”, ils en profitent pour installer des dispositifs d’écoute clandestins. Les pannes les plus couramment simulées concernent l’électricité, la climatisation, le téléphone et parfois même de fausses alarmes incendie.

Si vous avez détecté des bruits inhabituels ou des variations de volume sur vos lignes téléphoniques.

Cela peut souvent être attribué à un espion amateur qui a mis en place ou activé un dispositif d’écoute. Les équipements de surveillance ont tendance à causer de légères irrégularités sur la ligne téléphonique, comme une variation de volume ou une interruption de courant. Les dispositifs d’écoute professionnels et leur matériel ne produisent généralement pas de tels bruits. Par conséquent, si vous rencontrez ce genre de phénomène, cela pourrait signifier qu’un espion amateur est à l’œuvre. Cependant, il se peut aussi que vous soyez simplement confronté à un dysfonctionnement de la ligne. Il est donc recommandé de vérifier.

Si votre radio AM/FM a commencé à présenter des interférences étranges.

Cela pourrait être dû à l’utilisation d’appareils d’écoute amateurs ou de dispositifs provenant de magasins d’espionnage. Ces appareils utilisent souvent des fréquences qui se situent à l’intérieur ou juste à l’extérieur de la bande radio FM. Ces signaux ont tendance à dériver et peuvent “apaiser” une radio FM proche du dispositif d’écoute. Vous devriez rechercher des transmissions aux extrémités de la bande radio FM et dans toute zone calme de la bande FM. Si la radio commence à grincer, déplacez-la lentement dans la pièce jusqu’à ce que le son devienne très aigu. Cette technique est appelée détection de retour ou détection de boucle et permet souvent de localiser le dispositif d’écoute. Assurez-vous que la fonction “stéréo” de la radio est désactivée pour que la radio fonctionne en “mono”, car cela augmentera considérablement la sensibilité. Si vous détectez un “couineur” de cette manière, contactez immédiatement un expert en contre-mesures de surveillance technique (TSCM) et faites-le venir chez vous.

Si vous recevez une copie de vos conversations privées, cela peut être un signe évident et une preuve solide d’écoute clandestine. Parfois, une personne indiscrète peut envoyer à une victime une copie d’une conversation privée interceptée dans le but de faire chanter, d’intimider ou simplement de traquer la victime. Ce phénomène est couramment observé dans les procès civils et pénaux, les conflits conjugaux, les litiges entre actionnaires, les batailles pour la garde des enfants et d’autres situations où une partie en position de faiblesse tente de déstabiliser psychologiquement son adversaire.

Thomas d. C.
La rédaction International ICS.


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