COMCYBER : au cœur de la cyberdéfense française

Commandement de la cyberdéfense : un acteur central des opérations numériques

Le commandement de la cyberdéfense, plus connu sous le nom de COMCYBER, rassemble toutes les forces de cyberdéfense du ministère des Armées. Cette structure interarmées protège les systèmes d’information, sécurise les systèmes d’armes et conduit les opérations militaires dans le cyberespace. Grâce à cette organisation unifiée, la France renforce sa capacité à anticiper les menaces numériques et à y répondre rapidement.

Une mission stratégique pour la sécurité nationale

Placée sous l’autorité directe du chef d’état-major des Armées, cette entité opérationnelle joue un rôle déterminant dans la défense numérique. Elle prévient, détecte et contrarie les attaques visant les infrastructures du ministère. Elle protège également les systèmes d’information placés sous la responsabilité du CEMA. En parallèle, elle conçoit, planifie et conduit les opérations militaires dans le cyberespace, notamment à travers des actions de lutte informatique offensive et défensive.

Une force humaine et technique en pleine expansion

Le COMCYBER réunit plus de 3600 cybercombattants civils et militaires. Leur expertise couvre un large spectre allant de l’analyse technique à la conduite d’opérations complexes. Pour maintenir un haut niveau de préparation, le commandement organise régulièrement des entraînements et des exercices, en France comme à l’international. Cette dynamique permet d’adapter en permanence les capacités aux nouvelles menaces.

Une organisation structurée pour une action cohérente

Pour mener ses missions, le COMCYBER s’appuie sur deux entités complémentaires. L’état-major de la cyberdéfense, intégré au pôle opérations de l’EMA, assure la coordination stratégique. Le groupement de la cyberdéfense des armées, implanté à Rennes et en région parisienne, concentre les moyens opérationnels. Ensemble, ils garantissent la cohérence du modèle de cyberdéfense, qu’il s’agisse des besoins techniques, de la doctrine ou de la politique RH. Le commandement pilote également la réserve de cyberdéfense, qui renforce les capacités nationales.


Espionnage, connexions invisibles : configurer son iPhone pour survivre aux zones à risques

Un contexte de risques accrus

Dans un monde où les déplacements internationaux des dirigeants d’entreprise sont devenus incontournables, la sécurité numérique s’impose comme un enjeu majeur. Les salons professionnels, les aéroports, les hôtels et les espaces publics constituent autant de zones à risques où les appareils mobiles peuvent être ciblés par des tentatives d’espionnage, de piratage ou de captation de données sensibles. Les téléphones, et en particulier l’iPhone (utilisé par la majorité des dirigeants), sont des portes d’entrée privilégiées pour des acteurs malveillants cherchant à exploiter les connexions extérieures ou les failles de configuration. Dans ce contexte, il est essentiel pour tout dirigeant ou cadre en déplacement de transformer son smartphone en véritable bastion numérique, capable de résister aux intrusions et de protéger les informations stratégiques.

Voici quelques conseils de nos experts cyber International ICS.

1. Verrouiller l’accès physique à l’appareil

La première étape consiste à sécuriser l’accès direct au téléphone. Un code d’accès robuste, idéalement alphanumérique et long, doit remplacer les codes simplistes à quatre chiffres. L’activation de Face ID ou Touch ID ajoute une barrière biométrique efficace, tandis que l’authentification à deux facteurs pour l’identifiant Apple garantit que même en cas de compromission du mot de passe, l’accès aux données iCloud reste protégé. Ces mesures de base sont indispensables pour réduire les risques liés à la perte ou au vol de l’appareil dans des environnements fréquentés.

2. Protéger les données iCloud avec le chiffrement avancé

Au-delà de l’accès physique, la confidentialité des données stockées dans le cloud est un enjeu critique. Apple propose désormais la Protection avancée des données pour iCloud, une fonctionnalité qui chiffre de bout en bout les sauvegardes, photos, notes et autres contenus. En activant cette option dans les réglages, l’utilisateur s’assure qu’Apple lui-même ne peut accéder à ses informations. Il est recommandé de configurer un contact ou une clé de récupération afin de garantir l’accès en cas de problème d’identification. Pour un dirigeant en déplacement, cette mesure représente une garantie supplémentaire contre l’espionnage industriel ou la compromission de documents sensibles.

3. Bloquer les connexions extérieures

La gestion des connexions extérieures constitue un autre pilier de la sécurité.

  • Le Bluetooth et AirDrop doivent être désactivés lorsqu’ils ne sont pas utilisés, et AirDrop limité aux Contacts uniquement.
  • Les réseaux Wi-Fi publics, souvent vulnérables, doivent être supprimés de la liste des réseaux enregistrés et la connexion automatique désactivée.
  • Quant aux services de localisation, ils doivent être configurés avec discernement : autoriser uniquement les applications légitimes comme Plans ou certaines apps de transport, et toujours en mode Uniquement lors de l’utilisation.
  • Les services système non essentiels, tels que les suggestions basées sur la localisation ou la publicité ciblée, peuvent être désactivés pour réduire les risques de traçage.

Cette approche permet de conserver l’utilité de la géolocalisation pour la navigation, tout en limitant l’exposition aux collectes abusives.

4. Exploiter les paramètres de confidentialité intégrés

Les paramètres de confidentialité d’iOS offrent des protections avancées :

  • Le blocage du suivi inter-applications empêche les publicitaires de croiser les données entre différentes apps.
  • Safari propose une prévention du suivi intersites et la possibilité de masquer l’adresse IP face aux traqueurs.
  • Dans Mail, la protection de la confidentialité bloque le chargement invisible de pixels espions.
  • Enfin, il est crucial de vérifier régulièrement les autorisations accordées aux applications pour l’accès au micro, à la caméra, aux contacts ou aux photos, et de supprimer celles qui ne sont pas indispensables.

5. Adopter des bonnes pratiques quotidiennes

Ces réglages doivent s’accompagner de gestes simples mais essentiels :

  • Maintenir l’iPhone à jour pour bénéficier des correctifs de sécurité.
  • Redémarrer régulièrement l’appareil pour purger certaines connexions temporaires.
  • Éviter de cliquer sur des liens suspects reçus par SMS ou email.
  • Se méfier des chargeurs publics ou des ordinateurs non sécurisés.
  • Utiliser un VPN fiable pour renforcer la protection des communications sur les réseaux Wi-Fi ouverts.

Un enjeu stratégique pour les entreprises

La sécurité numérique des dirigeants en déplacement ne peut être laissée au hasard. Dans les zones à risques que sont les salons, les aéroports ou les hôtels, un iPhone mal configuré devient une cible facile pour des acteurs malveillants. En combinant la Protection avancée des données iCloud, une gestion sélective de la localisation, le blocage des connexions extérieures et une discipline d’usage rigoureuse, il est possible de transformer son smartphone en véritable forteresse numérique. Cette vigilance n’est pas seulement une précaution technique : elle constitue un acte stratégique de protection des informations, de la réputation et de la souveraineté des entreprises.


Destructeur P6 et RGPD : protéger l’information en entreprise

La gestion des documents sensibles en entreprise ne se limite pas au stockage ou au partage numérique. La destruction physique des supports papier reste un enjeu majeur de la protection de l’information. Les normes de sécurité définies par la DIN 66399 classent les destructeurs selon la finesse de la coupe et la difficulté de reconstitution des documents.

Un destructeur de niveau P4 ou P5 réduit les risques, mais il reste possible, avec des moyens techniques, de tenter une reconstitution. Le niveau P6, en revanche, franchit un seuil critique : la coupe croisée micro transforme les feuilles en particules ≤ 10 mm², rendant la reconstruction pratiquement impossible. Ce standard est utilisé dans les environnements où la confidentialité est vitale : administrations, ambassades, laboratoires de recherche, ou encore secteurs militaires et nucléaires.

Au-delà de la sécurité, l’usage d’un destructeur conforme à la norme P6 participe à la conformité réglementaire. Le RGPD impose aux organisations de protéger les données personnelles, qu’elles soient numériques ou sur support papier. La destruction sécurisée des documents internes, contrats, dossiers RH ou informations clients devient ainsi une composante essentielle de la gouvernance documentaire.

Une référence de destructeur P6

Dans le domaine de la protection de l’information en entreprise, les recommandations d’acteurs spécialisés jouent un rôle clé. International ICS, expert reconnu en sûreté industrielle et en gestion des risques documentaires, souligne l’importance d’utiliser un destructeur conforme à la norme P6 pour les environnements sensibles. L’organisation recommande notamment le modèle FELLOWES Fortishred 3250SMC ou un équivalent répondant aux mêmes critères de coupe micro-croisée (0,8 x 12 mm). Ce type d’équipement garantit une destruction irréversible des documents et s’intègre dans une politique globale de sécurité de l’information et de conformité au RGPD.

Screenshot

Dans le cadre de la sécurité de l’information en entreprise, le choix du niveau de coupe doit être aligné sur la criticité des données traitées. Les normes inférieures (P4, P5) conviennent aux documents courants, tandis que le P6 s’impose pour les informations stratégiques ou ultra-sensibles. Cette approche graduée permet aux organisations de mettre en place une politique cohérente de gestion documentaire, intégrant à la fois la conservation, l’accès et la destruction des supports.


Contre-espionnage industriel : vigilance maximale sur Milipol et le Bourget

Le salon Milipol est la vitrine mondiale de la sécurité intérieure et des technologies de surveillance. Les délégations internationales s’y pressent. Les forces de l’ordre, les industriels et les décideurs politiques y découvrent les dernières innovations. Mais derrière cette effervescence, les risques d’espionnage industriel explosent.

À l’image du salon du Bourget, où contrats et démonstrations attirent autant les acheteurs que les espions, Milipol devient un terrain sensible. Les curieux photographient, questionnent, infiltrent. Les adversaires cherchent à capter des données stratégiques. Les incidents passés rappellent une vérité : chaque salon est une cible privilégiée.

Comme à chaque édition, le leader français du TSCM (contre-mesures de surveillance technique) International ICS était présent. Objectif : rencontrer ses partenaires, renforcer ses coopérations et partager son expertise en sûreté industrielle. Cette présence régulière illustre l’importance de ces salons pour le développement des relations stratégiques, mais aussi la nécessité d’une vigilance accrue.

Des menaces croissantes

Avec plus de 2.400 exposants et des délégations venues de 48 pays, le Bourget devient une cible idéale. Les curieux affluent. Les professionnels échangent. Le grand public observe. Mais certains cherchent à capter des informations stratégiques.

Le général Philippe Susnjara, chef de la DRSD, prévient : un salon d’armement peut devenir "un lieu de toutes les menaces". Les chiffres confirment. Entre 2022 et 2023, plus de 50 entreprises stratégiques ont subi des tentatives d’espionnage, de cyberattaques, de cambriolages ou de sabotages. La hausse atteint 25% depuis 2021.

Les grandes entreprises de la BITD disposent de protections solides. Mais les TPE, PME et ETI restent vulnérables. Les sous-traitants concentrent 80% des attaques.

Des techniques de plus en plus sophistiquées

Les adversaires innovent. Ils posent des questions ciblées. Ils prennent des photos de maquettes. Ils volent des ordinateurs. Ils aspirent des données à distance. Ils installent des mouchards.

Les menaces viennent des concurrents économiques mais aussi des États. Même les alliés traditionnels observent discrètement.

Renseigner pour protéger

La DRSD sensibilise les entreprises avant chaque salon. Objectif : protéger les technologies sensibles et anticiper les tentatives d’ingérence. Sa devise est claire : "Renseigner pour protéger".

Les consignes sont précises :

  • Surveiller le stand en permanence.
  • Filtrer les entrées.
  • Éviter d’apporter un ordinateur.
  • Garder son téléphone sur soi.
  • Ne jamais donner de données trop précises.
  • Prévoir une salle confidentielle pour les échanges.
  • Modifier volontairement certaines maquettes.

Adapter les mesures aux enjeux

Chaque entreprise doit ajuster ses protections. Une ETI comme Aresia, qui fabrique des réservoirs de carburant pour le Rafale, n’a pas les mêmes risques qu’un géant comme Thales. Mais toutes doivent rester vigilantes.

Les signaux faibles s’additionnent. Avec l’intelligence artificielle, ils deviennent des signaux forts. Une donnée anodine peut révéler des performances techniques.

International ICS insiste : signaler au service DRSD tout événement, même mineur. Car une anomalie isolée peut s’intégrer dans un plan plus vaste.

Le cas Milipol : un terrain sensible

Le salon Milipol, dédié à la sécurité intérieure et aux technologies de surveillance, présente les mêmes risques. Les exposants dévoilent des innovations en cybersécurité, en protection des infrastructures et en technologies de défense civile. Les espions industriels y voient une opportunité unique.

Les menaces qui pèsent sur les salons spécialisés sont multiples. Elles vont du vol de données concernant les solutions de sécurité aux intrusions discrètes dans les systèmes de démonstration. Elles incluent également des approches ciblées auprès des sous-traitants, souvent plus vulnérables, ainsi que la collecte d’informations sensibles sur les forces de l’ordre et leurs équipements. Face à ces risques, les mesures de protection s’intensifient. Les organisateurs et les exposants renforcent la surveillance des stands, imposent des contrôles d’accès stricts, multiplient les actions de sensibilisation auprès des délégations et mettent en place des zones confidentielles pour sécuriser les discussions stratégiques.

Les salons comme le Bourget ou Milipol sont des vitrines technologiques. Mais ils sont aussi des cibles privilégiées pour l’espionnage industriel et l’ingérence étatique. La vigilance, la formation et la protection active restent les clés pour défendre la souveraineté nationale et préserver le potentiel scientifique et technique.

La présence régulière d’International ICS à ces événements illustre l’importance de bâtir des partenariats solides, tout en restant conscient des menaces invisibles.

Image : Milipol Linkedin


SMS blaster : une menace invisible

Une nouvelle forme de cybercriminalité inquiète les autorités : l’utilisation de dispositifs appelés SMS blasters, capables d’envoyer des milliers de messages frauduleux à des téléphones mobiles situés à proximité, sans que les opérateurs ne puissent les bloquer.

Ces appareils, qui simulent une antenne 2G, trompent les téléphones pour qu’ils s’y connectent, permettant aux escrocs d’envoyer des SMS sans connaître les numéros des victimes. Les messages, souvent très convaincants, incitent les destinataires à cliquer sur un lien et à fournir des informations personnelles, bancaires ou l'injection de système malveillant.

Un cas récent au Royaume-Uni En mars 2025, un étudiant chinois, Ruichen Xiong, a été condamné à plus d’un an de prison après avoir utilisé un blaster dissimulé dans le coffre de sa voiture pour diffuser des messages frauduleux dans tout Londres. L’un des SMS, reçu par un policier au moment de l’arrestation, prétendait provenir de l’administration fiscale britannique et demandait des informations pour un remboursement.

Une technologie en pleine expansion Les forces de l’ordre britanniques ont découvert cette technologie pour la première fois en 2024, lors d’arrestations à Manchester et Londres. Des cas similaires ont été signalés en Nouvelle-Zélande, en Thaïlande et dans d’autres pays. Dans les zones urbaines denses, ces blasters permettent aux criminels de cibler des centaines de personnes en quelques minutes.

https://www.youtube.com/watch?time_continue=9&v=LELn9cpMvs4&source_ve_path=MzY4NDIsMjM4NTE

Comment se protéger

  • Les utilisateurs Android peuvent désactiver la 2G dans les paramètres de leur téléphone.
  • Les utilisateurs iPhone peuvent filtrer les messages provenant de numéros inconnus.
  • En France, tout message suspect peut être transféré au 33700 pour signalement.

Besoin d’aide ou d’un avis d’expert Face à cette menace croissante, International ICS, société spécialisée en contre-mesures de surveillance technique et en lutte contre la fraude numérique, propose son expertise pour accompagner les particuliers et les entreprises. En cas de doute sur un message ou une activité suspecte, leurs experts peuvent analyser la situation et recommander les mesures à prendre pour éviter toute compromission.

« Les escrocs redoublent d’ingéniosité. Il est essentiel de rester vigilant et de s’entourer de professionnels capables de détecter les signaux faibles », souligne un porte-parole d’International ICS.


Cloud Act, RGPD, sûreté de l'information : le nouveau Word pose problème

Microsoft change les règles. Word pour Windows enregistre désormais automatiquement les nouveaux fichiers dans OneDrive. Le nom du fichier est une date. Cette nouveauté concerne la version 2509 (Build 19221.20000). Excel et PowerPoint suivront bientôt.

Une dépendance aux serveurs américains

Le choix de Microsoft d’imposer un enregistrement automatique dans OneDrive renforce la centralisation des données sur des serveurs américains. Ces infrastructures sont soumises à la juridiction des États-Unis, notamment via le CLOUD Act (Clarifying Lawful Overseas Use of Data Act), une loi adoptée en 2018. Elle autorise les autorités américaines à exiger l’accès aux données stockées par des entreprises américaines, même si ces données sont hébergées en dehors du territoire américain.

Ce mécanisme entre en conflit direct avec le RGPD, qui impose des conditions strictes pour le transfert de données hors de l’Union européenne. Le CLOUD Act permet aux États-Unis de court-circuiter les protections locales, sans passer par les accords internationaux. Cela expose les entreprises européennes à un risque juridique et stratégique : répondre à une demande américaine peut violer le droit européen, mais refuser peut entraîner des sanctions outre-Atlantique.

Dans un contexte géopolitique tendu, cette dépendance technologique devient un enjeu majeur. Elle remet en question la capacité des États et des entreprises à protéger leurs données sensibles. Le stockage cloud par défaut, imposé sans consentement explicite, accentue cette vulnérabilité et freine l’adoption de solutions plus neutres et souveraines.

Des risques pour la sûreté de l'information

Les fichiers sont envoyés en temps réel. Cela augmente les risques de fuite ou de piratage. OneDrive a déjà connu des incidents. Les professionnels doivent garder le contrôle sur leurs données. Les particuliers aussi, car leurs ordinateurs ont un stockage local suffisant.

Une option activée sans consentement

Le cloud est activé par défaut. Les utilisateurs doivent le désactiver eux-mêmes. Ce système va contre le principe du consentement éclairé. Le RGPD recommande une approche privacy by design. Microsoft semble privilégier ses intérêts commerciaux, comme l’IA Copilot et OneDrive.

Protéger ses données devient essentiel

Les entreprises doivent réagir. International ICS, spécialiste en contre-mesures de surveillance technique, aide à sécuriser les systèmes. Audit, protection des communications, solutions sur mesure : nous accompagnons les organisations face aux risques numériques.

Pour désactiver cette option : Word > Options > Enregistrement > Désactiver l’enregistrement automatique dans le cloud.

La décision de Microsoft d’activer par défaut le stockage cloud dans Word n’est pas anodine. Elle soulève des questions fondamentales sur la souveraineté numérique, la sécurité des données et le respect du consentement des utilisateurs. Derrière une fonctionnalité présentée comme pratique se cache une logique commerciale et juridique qui expose les entreprises et les particuliers à des risques souvent méconnus.


Montres connectées pour enfant : une technologie sous surveillance

À l’approche de la rentrée scolaire, les montres connectées pour enfants connaissent un essor remarquable. Présentées comme des dispositifs rassurants pour les parents, elles permettent de localiser l’enfant, de communiquer avec lui et de suivre ses déplacements.

Mais une enquête récente soulève des inquiétudes majeures quant à leur usage et aux risques qu’elles font peser sur la vie privée des plus jeunes.

Une popularité croissante dans les écoles

De plus en plus d’élèves du primaire portent une smartwatch à leur poignet. Ces appareils, souvent perçus comme des téléphones simplifiés, offrent des fonctionnalités variées : appels, messages, visioconférences, géolocalisation GPS et contrôle parental via des applications mobiles. Selon Dagmar Rösler, présidente de l’Association des enseignantes et enseignants de Suisse, cette tendance soulève des problèmes en milieu scolaire. « Bien sûr, c’est parfois très utile pour les loisirs, mais à l’école, cela pose parfois des problèmes », explique-t-elle.

Des fonctions d’écoute jugées illégales

Une enquête menée par le magazine de consommateurs alémanique K-Tipp révèle que sur onze modèles testés, six permettent d’écouter secrètement le porteur de la montre. Une fonctionnalité qui constitue une violation manifeste de la législation sur la protection des données. Adrian Lobsiger, préposé fédéral à la protection des données, rappelle que « l’écoute de conversations non publiques sans le consentement des personnes concernées est punissable et bien sûr interdite ».

Ces dérives ne sont pas théoriques. Des cas d’enregistrement non autorisé ont été signalés dans des établissements scolaires, mettant les enseignants dans une position délicate. « C’est difficile pour les enseignants, car ils sont responsables des enfants pendant les heures de classe », souligne Dagmar Rösler.

Premières réactions du secteur

Face à ces révélations, le distributeur Digitec Galaxus a annoncé le retrait de plusieurs modèles incriminés de son catalogue. Cette décision marque une première réponse concrète aux préoccupations soulevées par l’enquête.

Une surveillance permanente

Les montres connectées pour enfants permettent aux parents de suivre en temps réel la localisation de leur enfant, de communiquer avec lui et, dans certains cas, d’activer des fonctions d’écoute ou de vidéo à distance. Si ces outils peuvent renforcer le sentiment de sécurité, ils posent également la question du respect de la vie privée et du consentement des mineurs.

Vers une régulation nécessaire

L’essor de ces dispositifs soulève un débat de fond sur les limites de la surveillance parentale et sur les droits des enfants à disposer d’un espace privé, même dans un cadre technologique. À l’heure où la frontière entre protection et intrusion devient de plus en plus floue, une réflexion collective s’impose sur l’usage éthique des technologies destinées aux plus jeunes.


Chat Control : vers un espionnage numérique à grande échelle ?

Bruxelles, capitale de l’Union européenne, serait-elle en train de devenir le théâtre d’un virage sécuritaire aux accents orwelliens ? C’est la question que soulèvent de plus en plus d’internautes et d’experts, alors que le projet de règlement européen CSAM (Child Sexual Abuse Material), surnommé "Chat Control", revient sur le devant de la scène législative.

Officiellement, ce texte vise à renforcer la lutte contre les contenus pédopornographiques en ligne. Mais derrière cette intention louable, se cache une mécanique qui inquiète : la possibilité pour les plateformes de messagerie de scanner tous les contenus échangés, y compris ceux chiffrés, avant même qu’ils ne soient envoyés.

L’idée est simple : mettre en place un système de détection automatisée capable d’identifier les images illicites avant leur diffusion. Un "filet de pêche numérique", selon Guillaume Desgens, magistrat et professeur associé au Cnam, qui permettrait aux plateformes de bloquer les contenus suspects en amont.

Mais ce filtrage préventif implique une surveillance généralisée des communications privées. Et c’est là que le bât blesse.

Vie privée en péril ?

Des entreprises comme Signal et Proton, spécialistes des messageries chiffrées, ont tiré la sonnette d’alarme. En 2024, Signal dénonçait une "vulnérabilité" technique qui pourrait être exploitée par des hackers ou des États hostiles. Proton, de son côté, appelait les gouvernements européens à rejeter le "scan de masse des communications".

Les juristes de l’UE eux-mêmes s’interrogent sur la légalité du projet. Bien que le texte ne soit pas "complètement illégal", comme certains le prétendent, il soulève des questions fondamentales sur le respect du droit à la vie privée.

Des garde-fous… mais jusqu’à quand ?

Guillaume Desgens rappelle que le cadre juridique européen est aujourd’hui très protecteur. En France, par exemple, toute surveillance doit être ciblée, limitée dans le temps, et validée par un juge. Le RGPD, la loi Informatique et Libertés, et le règlement sur les services numériques (DSA) constituent des remparts solides.

Mais les inquiétudes persistent. Car si la technologie permet de tout surveiller, qu’est-ce qui empêche demain une dérive vers une surveillance de masse ? "Techniquement, il est possible de tout faire", avertit Desgens. "C’est pourquoi le débat démocratique est essentiel."

Un projet en suspens, mais toujours vivant

Depuis sa première version en mai 2022, le texte n’a jamais réussi à réunir la majorité nécessaire. Il a été modifié, affaibli, ajourné. En juin 2024, la Belgique proposait une version avec consentement préalable. En février 2025, la Pologne tentait d’exclure le scan des messages chiffrés. Et en juillet, le Danemark, nouvellement à la tête de la présidence européenne, a remis le projet à l’ordre du jour.

Les États membres ont jusqu’au 12 septembre pour finaliser leurs évaluations. Un débat est prévu en octobre, et un vote final pourrait intervenir fin 2025 ou début 2026.

Surveillance ou protection : un dilemme européen ?

Le projet CSAM cristallise une tension fondamentale : comment protéger les enfants sans sacrifier les libertés fondamentales ? Si l’intention est noble, les moyens proposés pourraient ouvrir la porte à un espionnage numérique à grande échelle, sous couvert de sécurité.

Dans une Europe qui se veut garante des droits humains, la question mérite plus qu’un simple vote : elle exige un débat public, transparent, et éclairé.


Commission européenne : des appareils électroniques jetables pour se protéger

Les employés de la Commission européenne doivent désormais prendre des mesures strictes pour protéger leurs appareils électroniques et leurs données sensibles lors de leurs déplacements aux États-Unis. Cette décision reflète une crainte croissante d'espionnage, alimentée par des tensions politiques persistantes entre l'Union européenne et les États-Unis.

Pour minimiser les risques, certains membres du personnel utilisent des téléphones jetables et des ordinateurs portables basiques. Ces dispositifs temporaires réduisent les chances d'extraction de données sensibles. De plus, la Commission recommande d'éteindre les appareils électroniques à la frontière américaine et de les placer dans des pochettes de sécurité lorsqu'ils ne sont pas surveillés.

Ces précautions, auparavant réservées à des destinations comme la Chine ou l'Ukraine, s'étendent désormais aux États-Unis. Cette évolution souligne une méfiance croissante envers Washington, perçu comme un adversaire potentiel utilisant des méthodes extra-légales pour défendre ses intérêts.

Le contexte politique tendu exacerbe ces préoccupations. Depuis le début de son mandat, Donald Trump a multiplié les attaques contre l'Europe, notamment en menaçant d'imposer des droits de douane élevés. Ces actions ont renforcé la perception d'une rivalité stratégique entre les deux puissances.

En avril 2025, un commissaire européen à l'économie et deux autres employés de la Commission se rendront à Washington pour des négociations commerciales. Leur voyage met en lumière l'importance de protéger les informations sensibles dans un climat de méfiance mutuelle.


Le Salon du Bourget : Entre Innovation et Espionnage

Le Salon International de l’Aéronautique et de l’Espace du Bourget est un événement incontournable pour les professionnels du secteur. Tous les deux ans, il attire des milliers de visiteurs et d’exposants du monde entier venus découvrir les dernières avancées technologiques. Mais derrière les démonstrations et les discussions commerciales, un autre enjeu se dessine : l’espionnage industriel et les risques de sécurité.

Un Enjeu Géopolitique et Industriel

L’aéronautique et le spatial sont des domaines stratégiques où l’innovation est clé. La présence d’acteurs majeurs du secteur et de représentants gouvernementaux en fait une cible privilégiée pour la collecte d’informations sensibles. Les rivalités technologiques et les tensions économiques entre nations renforcent l’intérêt des espions et des cybercriminels pour ce type d’événement.

Comment Rester Vigilant ?

Participer au Salon du Bourget demande une vigilance accrue face aux pratiques d’espionnage et aux menaces potentielles. Voici quelques précautions essentielles à adopter :

1. Se Méfier des Faux Journalistes

Certains individus se font passer pour des journalistes afin d’obtenir des renseignements confidentiels. Avant de répondre à une interview ou de divulguer des informations sensibles, il est crucial de vérifier l’identité et l’affiliation du journaliste. Les badges officiels et les accréditations sont des indicateurs de fiabilité.

2. Ne Jamais Accepter de Cadeaux Non Sollicités

Les cadeaux, même anodins, peuvent être des outils de manipulation. Par exemple, une clé USB offerte pourrait contenir des logiciels espions permettant de siphonner des données sensibles. Il est recommandé de refuser systématiquement tout objet électronique non sécurisé.

3. Être Vigilant dans les Transports

Le métro, les bus et autres lieux publics sont propices aux vols et à l’espionnage discrèt. Il est préférable d’éviter les conversations professionnelles dans ces espaces et de garder un œil sur ses affaires pour éviter tout vol ou interception d’informations.

4. Ne Jamais Se Séparer de Ses Affaires

Un ordinateur portable, un téléphone ou un dossier confidentiel laissé sans surveillance est une cible idéale pour les voleurs et les espions industriels. Il est essentiel de garder ses affaires sur soi en permanence et de chiffrer les données sensibles en cas de perte ou de vol.

Une Vigilance Permanente

Le Salon du Bourget est une vitrine technologique exceptionnelle, mais aussi un lieu où la prudence est primordiale. Adopter une posture sécurisée et rester attentif aux comportements suspects permet de limiter les risques d’espionnage et de vol d’informations sensibles.

Préparez-vous efficacement, restez vigilant et protégez vos données pour faire de votre expérience au Bourget un succès professionnel sans mauvaises surprises !

En cas de doute, contactez International ICS...


Les entreprises françaises face aux menaces du nouveau monde

Les États-Unis, la Russie et la Chine influencent l’économie mondiale. Chacun représente des risques pour les intérêts européens, notamment français. Les entreprises doivent réagir pour protéger leurs activités.

Les risques pour les entreprises françaises

Les actions américaines visent souvent à renforcer leur pouvoir économique. Cela se traduit par des barrières commerciales, des sanctions et une pression accrue sur les sociétés européennes. Les entreprises françaises exposées à des marchés stratégiques, comme la technologie et l’énergie, sont particulièrement vulnérables.

La Russie représente des défis liés à l’instabilité géopolitique. Ses actions, comme les cyberattaques et les manipulations d’informations, peuvent impacter les entreprises françaises dans des secteurs comme l’énergie et la finance.

La Chine, par sa stratégie économique agressive et son espionnage industriel, représente une menace majeure. Les entreprises françaises doivent se prémunir contre la perte de propriété intellectuelle, le transfert non autorisé de technologies, et la pression exercée par les investissements chinois dans des secteurs stratégiques.

Pourquoi anticiper les attaques ?

L’espionnage industriel et les ingérences géopolitiques peuvent avoir un impact significatif sur les résultats économiques. Les entreprises qui ignorent cette réalité peuvent subir des pertes financières, voir leur image endommagée, ou perdre leur position sur des marchés clés.

Pour se protéger, il est essentiel de travailler avec des experts en sécurité. L’entreprise française International ICS, spécialiste en protection contre l’espionnage industriel, offre des solutions adaptées lors d'une opération TSCM. Ces outils permettent d’identifier les failles et de renforcer la sécurité des données sensibles.

En conclusion, les entreprises françaises doivent réagir face aux menaces des grandes puissances. Anticiper les risques est crucial pour garantir leur réussite et leur compétitivité. Investir dans la sécurité est indispensable dans un monde où les intérêts économiques sont en jeu.


"TrackingFiles" : Des données personnelles en vente libre

L'utilisation généralisée des smartphones et des applications mobiles a transformé notre quotidien, mais elle comporte aussi des risques majeurs pour notre vie privée.

En quelques jours, des journalistes de "L'Œil du 20 heures" ont réussi à obtenir de nombreuses informations personnelles, mettant en lumière les failles de certaines applications qui jouent avec le consentement des utilisateurs.

Les applications : des aspirateurs à données

Souvent pratiques et parfois addictives, les applications utilisées par des millions de Français se révèlent être des aspirateurs à données personnelles, notamment en matière de géolocalisation. Ces informations circulent ensuite entre différentes mains.

Chaque portable possède un identifiant publicitaire unique, appelé "advertising ID". Lorsqu'une application est ouverte, une notification est envoyée à une salle d'enchères virtuelle où se trouvent des régies publicitaires. En quelques millisecondes, le plus offrant affiche une publicité dans l'application, laissant ainsi des traces de l'utilisateur.

Des données loin d'être anonymes

Ces données concernent près de 12 millions de téléphones et plus d'un milliard de points GPS. En théorie, elles sont anonymes, car uniquement liées à l'identifiant publicitaire. Pourtant, il est facile de recouper les points GPS pour retrouver des informations précises sur les utilisateurs.

Un exemple édifiant

Dans une enquête menée en collaboration avec franceinfo, près de 400 téléphones ont été localisés dans le bâtiment de France Télévisions à Paris. Les positions GPS couvrent toute la capitale et au-delà. L'équipe de "L'Œil du 20 heures" a même pu identifier l'identité d'une utilisatrice en recoupant ses déplacements, en s'intéressant à ses allers-retours fréquents entre Paris et la banlieue ouest. L'un de ses lieux de passage réguliers, la gare du Nord, et son domicile en banlieue ont permis de dévoiler son identité.

Conclusion

Cette situation met en évidence la nécessité de repenser la gestion des données personnelles par les applications. Les utilisateurs doivent être mieux informés des risques et les autorités doivent renforcer les régulations pour protéger la vie privée des citoyens. Pour ceux qui souhaitent protéger leurs informations personnelles, il est recommandé de contacter International ICS pour obtenir de l'aide sur la configuration de leurs smartphones de manière sécurisée et respectueuse de leur vie privée.


Espionnage via Câble RJ45 : Une menace invisible

L'utilisation d'un câble RJ45 pour intercepter des informations sensibles est une technique sophistiquée d'espionnage qui peut passer inaperçue. En raison de la nature des réseaux câblés, les données circulent souvent de manière non chiffrée. Cela offre une opportunité aux espions de capturer des informations vitales.

Interception des Données via Câble RJ45

Les données transitant par un câble RJ45 incluent une variété d'informations. Par exemple, des données de navigation internet, des communications téléphoniques, des fichiers transférés et des communications d'entreprise. Un espion peut exploiter un câble RJ45 pour intercepter ces données en se connectant discrètement à une prise murale ou au sol.

Espionnage de la VoIP

La VoIP (Voice over IP) est une méthode de communication vocale utilisant internet. Les appels VoIP peuvent être interceptés via un câble RJ45. Cela permet à un espion de capturer des conversations sensibles. Cette technique peut être particulièrement dévastatrice pour les entreprises qui dépendent de la VoIP pour leurs communications internes et externes.

Capture de Conversations Ambiantes

L'une des méthodes d'espionnage les plus insidieuses implique l'utilisation de micros dissimulés à l'extrémité d'un câble RJ45. En plaçant un micro dans une prise murale ou au sol, un espion peut capter des conversations ambiantes sans que la cible ne s'en aperçoive. Cette méthode exploite les fils non utilisés dans le câble, permettant une écoute discrète des discussions.

Vulnérabilité des Câbles RJ45

Les câbles RJ45 contiennent plusieurs fils non utilisés, qui peuvent être exploités pour des opérations d'espionnage. Ces fils inutilisés offrent un chemin accessible pour les espions afin de connecter des dispositifs d'interception sans perturber le flux normal des données.

Expertise d'INTERNATIONAL ICS

La société INTERNATIONAL ICS contrôle l'ensemble des fils d'un câble RJ45 de la baie technique vers le terminal ou la prise avec du matériel classé R226. Son expertise fait de cette société les maîtres experts en matière d'architecture de communication filaire.

Conclusion

L'espionnage via câble RJ45 est une menace sérieuse qui requiert une attention particulière. En comprenant les méthodes utilisées par les espions et en mettant en œuvre des mesures de sécurité appropriées, les entreprises peuvent protéger leurs informations sensibles et leurs communications. Protéger le patrimoine informationnel est crucial dans un monde où la sécurité de l'information est de plus en plus menacée.


Câbles USB malveillants : détectez-les avant qu'il ne soit trop tard

Depuis l'apparition des câbles USB piégés, de nombreux risques pour la protection des informations ont été mis en lumière.

Par exemple, la société LUMAFIELD a illustré la différence entre un câble légitime (Amazon Basics) et un câble malveillant (OMG Cable) à l'aide de l'imagerie à rayons X. En France, lors de ses opérations de contre-mesures de surveillance technique, la société INTERNATIONAL ICS utilise également cette technologie pour inspecter l'ensemble des périphériques non démontables.

Comment fonctionnent ces câbles malveillants?

Comme indiqué dans notre précédent article "Pièges : Les câbles USB peuvent cacher une menace de charge utile", certains câbles USB peuvent être contrôlés à distance via des technologies sans fil comme le Bluetooth, permettant l'injection de charges utiles sous forme de commandes ou de frappes sur un ordinateur. L'ordinateur cible peut alors être manipulé à distance pour accéder aux réseaux, fichiers, paramètres, autorisations, ou même à des informations critiques. Ces câbles pourraient aussi servir à l'injection de virus.

Le fonctionnement du piège USB

Lorsqu'ils sont inactifs, ces câbles semblent être des câbles USB ordinaires, capables de transférer des données et de charger des appareils. De l'extérieur, rien ne laisse supposer qu'il s'agit d'autre chose qu'un câble USB standard. Cependant, un PCB Bluetooth est habilement dissimulé à l'intérieur du boîtier.

Lorsqu'ils reçoivent une commande via une application sur smartphone ou une télécommande Bluetooth dédiée, ces câbles passent d'un mode passif à un mode actif, simulant une souris et/ou un clavier USB pour exécuter la charge utile sur l'hôte. Grâce à la norme de programmation open source Arduino IDE, il est possible de développer des charges utiles entièrement personnalisées. Le piège USB fournit des exemples de charges utiles qui simulent des frappes de clavier et des mouvements de souris.

La programmation et le déploiement des câbles USB piégés

La programmation peut se faire via une interface web ou une application pour smartphone. L'appareil est "déployé" lorsqu'il est connecté à la machine cible et fonctionne comme un câble USB standard, permettant le transfert de données et de charge. Il peut rester dans cet état indéfiniment jusqu'à ce qu'il soit activé sans fil via Wi-Fi, soit par smartphone, soit par une télécommande dédiée.

La détection des dispositifs malveillants

Nous disposons des moyens nécessaires pour détecter ce type de dispositif malveillant. L'espionnage par câble USB est une réalité. En restant vigilant et en utilisant des outils de détection avancés, nous pouvons prévenir les attaques potentielles et protéger nos informations critiques.


Espionnage à Bruxelles : l'Europe en État d'Alerte ?

Les alertes d'espionnage se multiplient à Bruxelles, la capitale belge, où résident également les principales institutions européennes. Selon les services de la Sûreté de l'État belge, plusieurs dizaines d'agents du renseignement ont été expulsés du pays depuis 2022. Ces agents opéraient principalement sous couverture diplomatique, une pratique courante dans le domaine de l'espionnage.

Diversification des Agents d'Espionnage

D'après France Info, la Belgique observe une diversification des profils d'agents. Des "freelance" sont recrutés via les réseaux sociaux et rémunérés à la tâche. Ils commencent par des missions simples, comme coller des stickers anti-guerre à Bruxelles pour une petite rémunération. Les missions peuvent ensuite devenir plus complexes, allant de la photographie d'installations militaires à l'établissement de réseaux de contacts utiles pour les services de renseignement étrangers.

Vigilance Accrue de la Belgique

Consciente des risques, la Belgique renforce sa vigilance, tant sur terre que sur mer. Le pays craint que les sabotages observés en mer Baltique ne s'étendent à la mer du Nord, qui borde ses côtes.

La Perméabilité des Institutions Européennes

L'activité des espions à Bruxelles est également influencée par la présence des institutions européennes. Un cas récent impliquait un assistant parlementaire qui informait un gouvernement étranger sur des négociations en cours au Parlement européen. Un débat houleux a récemment eu lieu au sein du Parlement européen concernant un État-membre soupçonné d'espionner des fonctionnaires européens anti-fraude.

Risques pour les Entreprises Européennes

Les risques d'espionnage industriel en Europe sont multiples. Les entreprises, en particulier celles des secteurs stratégiques comme la technologie, l'énergie ou la défense, sont des cibles privilégiées. Les informations volées peuvent inclure des secrets commerciaux, des brevets et des données sensibles sur les infrastructures critiques. Ces actes d'espionnage peuvent nuire à la compétitivité, compromettre la sécurité nationale et affecter l'économie européenne.

Faire Face aux Menaces d'Espionnage

Face à ces menaces croissantes, il est essentiel pour les institutions et les entreprises de se protéger efficacement. Faire appel à une entreprise spécialisée comme International ICS, leader en Contre-Mesures de Surveillance Technique, peut s'avérer crucial. Grâce à leur expertise, ces professionnels peuvent détecter et neutraliser les dispositifs de surveillance, auditer des locaux et/ou des véhicules, protégeant ainsi les informations sensibles et garantissant la sécurité des opérations. Ne laissez pas l'espionnage compromettre vos activités ; faites confiance à des experts pour assurer votre protection.


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