Destructeur P6 et RGPD : protéger l’information en entreprise

La gestion des documents sensibles en entreprise ne se limite pas au stockage ou au partage numérique. La destruction physique des supports papier reste un enjeu majeur de la protection de l’information. Les normes de sécurité définies par la DIN 66399 classent les destructeurs selon la finesse de la coupe et la difficulté de reconstitution des documents.

Un destructeur de niveau P4 ou P5 réduit les risques, mais il reste possible, avec des moyens techniques, de tenter une reconstitution. Le niveau P6, en revanche, franchit un seuil critique : la coupe croisée micro transforme les feuilles en particules ≤ 10 mm², rendant la reconstruction pratiquement impossible. Ce standard est utilisé dans les environnements où la confidentialité est vitale : administrations, ambassades, laboratoires de recherche, ou encore secteurs militaires et nucléaires.

Au-delà de la sécurité, l’usage d’un destructeur conforme à la norme P6 participe à la conformité réglementaire. Le RGPD impose aux organisations de protéger les données personnelles, qu’elles soient numériques ou sur support papier. La destruction sécurisée des documents internes, contrats, dossiers RH ou informations clients devient ainsi une composante essentielle de la gouvernance documentaire.

Une référence de destructeur P6

Dans le domaine de la protection de l’information en entreprise, les recommandations d’acteurs spécialisés jouent un rôle clé. International ICS, expert reconnu en sûreté industrielle et en gestion des risques documentaires, souligne l’importance d’utiliser un destructeur conforme à la norme P6 pour les environnements sensibles. L’organisation recommande notamment le modèle FELLOWES Fortishred 3250SMC ou un équivalent répondant aux mêmes critères de coupe micro-croisée (0,8 x 12 mm). Ce type d’équipement garantit une destruction irréversible des documents et s’intègre dans une politique globale de sécurité de l’information et de conformité au RGPD.

Dans le cadre de la sécurité de l’information en entreprise, le choix du niveau de coupe doit être aligné sur la criticité des données traitées. Les normes inférieures (P4, P5) conviennent aux documents courants, tandis que le P6 s’impose pour les informations stratégiques ou ultra-sensibles. Cette approche graduée permet aux organisations de mettre en place une politique cohérente de gestion documentaire, intégrant à la fois la conservation, l’accès et la destruction des supports.